vendredi 10 août 2018

Les Blancs deviennent petit à petit minoritaires aux USA


Ils constituent encore 63,4% de la population, mais pour la première fois, ne représentent plus que 49,6% des enfants de moins d'un an. Depuis 2000 le nombre d'«Asiatiques» et d'«hispaniques» a grimpé de plus de 40%, sous l'effet de l'immigration et d'une natalité plus forte. 

Les bébés «blancs» sont désormais minoritaires dans les maternités américaines. Le Bureau du recensement a publié des statistiques relatives à la période d'avril 2010 à juillet 2011 qui confirment le basculement racial du pays, anticipé depuis longtemps. Les nouveau-nés issus de parents «blancs» ne représentent plus que 49,6% des enfants de moins d'un an. 

Conformément à la situation déjà observée depuis des années en Californie, au Texas, au Nouveau-Mexique et à Hawaii, les «minorités» sont en train de devenir majoritaires aux États-Unis. La poussée démographique des «Hispaniques» et des «Asiatiques» est largement responsable de ce phénomène. Pour autant les Blancs continuent d'être largement majoritaires aux États-Unis. Ils représentent encore 63,4% de la population. Mais ils vieillissent et leur croissance démographique est inférieure à celles des Américains de profil nouveau. On estime qu'en 2040, les Blancs seront minoritaires aux États-Unis. 

Depuis 2000 le nombre d'«Asiatiques» et d'«Hispaniques» a grimpé de plus de 40%, sous l'effet de l'immigration et d'une natalité plus forte. Les «Hispaniques» représentent désormais 16,7% de la population, alors que les «Noirs» ne sont que 12,3%. Les «Asiatiques» en forte croissance, restent loin derrière à moins de 5%. 

Ces catégories raciales sont relativement subjectives. Les statistiques reposent sur la manière dont les habitants répondent volontairement aux questionnaires du Bureau du recensement. La différentiation entre «Blancs» et «Hispaniques» n'est pas toujours aussi évidente qu'il y paraît. Nombre de Latinos se considèrent aussi «Blancs»... 

Conséquences politiques et sociales 
Les conséquences politiques et sociales de ce basculement progressif sont néanmoins importantes. La question de l'évolution de l'identité américaine se pose dans des termes différents. L'intégration des «non-Blancs» à la culture américaine jusqu'à présent largement européenne, devra se faire de manière accélérée. Le mélange au siècle dernier des Américains d'origine italienne, irlandaise, polonaise ou scandinave avec ceux issus d'Angleterre, d'Allemagne s'est fait progressivement mais parfois avec des difficultés. L'intégration de minorités qui parfois insistent sur le bilinguisme est un défi pour le melting-pot américain. Un peu partout déjà des circonscriptions jadis dominées par des «Blancs» ne le sont plus. Le phénomène propre dans les années 1980 aux États frontaliers du Mexique s'étend désormais à l'ensemble du pays. 

Les besoins et revendications des minorités plus jeunes sont différents de ceux des «Blancs» qui de plus en plus sont retraités. Le problème va se poser de manière de plus en plus aiguë dans la mesure où les comptes des régimes sociaux sont durablement déséquilibrés. Les cotisations de «non-Blancs» au travail vont ainsi de plus en plus payer les prestations de retraite et de santé des «Blancs». À l'inverse ces derniers, de plus en plus vieux, vont devoir accepter qu'une part importante de leurs impôts finance des dépenses d'éducation qui profitent le plus directement à des jeunes issus de «minorités».

Source