lundi 13 août 2018

La société industrielle contemporaine n’exige qu’un effort minime pour la satisfaction de nos besoins physiques


La société industrielle contemporaine n’exige qu’un effort minime pour la satisfaction de nos besoins physiques. Il suffit de vous inscrire à un programme de formation où vous pourrez acquérir une maigre habileté technique ; il vous faudra ensuite arriver à l’heure au travail et fournir le tout petit effort nécessaire pour garder votre emploi. Les seules exigences sont un minimum d’intelligence et, par-dessous tout, de la SOUMISSION. Si quelqu’un en est pourvu, la société le prend en charge berceau jusqu’à la tombe. (Nous n’oublions pas que pour le sous-prolétariat, la satisfaction des nécessités physiques ne va pas de soi, mais nous faisons ici référence au gros de la société). Aussi n’est-il pas étonnant qu’on rencontre de nombreuses activités de substitution dans la société moderne. Cela va de la recherche scientifique aux prouesses sportives, en passant par le travail humanitaire, la création littéraire et artistique, l’avancement dans la hiérarchie des emplois, l’acquisition d’argent et de biens de consommation au-delà du point où ils apportent encore un surcroît de plaisir, et l’activisme social quand il s’applique à des causes qui n’ont aucune importance pour l’activiste lui-même, comme dans le cas des militants blancs qui travaillent à la promotion des minorités de couleur. Il ne s’agit pas toujours d’activités de substitution PURES, dans la mesure où de nombreuses personnes y investissent davantage que la simple recherche d’un objectif. Le travail scientifique peut partiellement s’expliquer par la recherche de prestige, la création artistique par le besoin d’exprimer des émotions, le militantisme social par l’agressivité. Mais, pour la majorité des gens qui s’y adonnent, ce sont surtout des activités de substitution. Par exemple, la plupart des scientifiques s’accorderont à dire que la satisfaction qu’ils retirent de leur travail importe davantage que l’argent ou le prestige qu’ils y gagnent. 

Theodore Kaczynski, L’avenir de la société industrielle