vendredi 3 août 2018

Charles VI le fou

L’excuse de la folie, ou de la réalité de la forfaiture 
Le funeste traité de Troyes de l’an de grâce 1420 disposait que le roi d’Angleterre Henri V succéderait à Charles VI à la mort de celui-ci, et ce au mépris du droit féodal qui faisait du futur Charles VII le prétendant légitime.
     Cette abdication de souveraineté reçue, sans surprise, l’aval de la reine, des pairs de France, de l’université et des états généraux, c’est-à-dire de la pensée officielle et des notables politiques de l’époque. Le pauvre Charles VI avait pour excuse la folie et ne se rendait guère compte de la forfaiture qu’il accomplissait. Il était irresponsable car aliéné.
     Loin de nous l’idée de comparer la situation du traité de Troyes à celle d’un autre traité qui, des siècles plus tard, sera lui aussi cautionné par la pensée officielle et les notables politiques, et qui dépouillera un peuple de sa liberté collective, c’est-à-dire de sa souveraineté. Oui, la situation n’a rien à voir. Car Charles VI avait pour excuse la folie. Ce dont ne peut se revendiquer Nicolas Sarkozy (l’auteur peut se tromper).
     Nous laissons donc au lecteur le soin de qualifier lui-même le rôle joué par le président de la République susmentionné dans la ratification du traité de Lisbonne.

Adrien Abauzit, Né en 1984