lundi 6 août 2018

Ce sont les activistes eux-mêmes qui ont attaché des connotations négatives à ces termes


Lorsqu’un individu estime que presque tous les propos tenus à son égard (ou à l’égard des groupes auxquels il s’identifie) sont désobligeants, nous en concluons qu’il éprouve des sentiments d’infériorité ou qu’il possède une faible estime de soi. Cette attitude se remarque fréquemment chez les défenseurs des droits des minorités, qu’ils appartiennent eux-mêmes ou non aux minorités dont ils défendent la cause. Ils réagissent de façon hypersensible aux vocables utilisés pour désigner les minorités, et à tout propos les concernant. Des termes comme « nègre », « oriental », « handicapé » ou « nana » ne possèdent à l’origine aucune connotation négative quand ils désignent un noir, un Asiatique, un infirme ou une femme. « Nana » ou « nénette » n’étaient que le pendant féminin des termes comme « mec », « gars » ou « type ». Ce sont les activistes eux-mêmes qui ont attaché des connotations négatives à ces termes. Quelques défenseurs des droits des animaux vont jusqu’à rejeter l’expression « animal domestique » et veulent lui substituer celle de « compagnon animal ». Quant aux anthropologues, ils multiplient les contorsions pour éviter le moindre propos qui pourrait paraître dépréciatif à l’égard des primitifs. Ils veulent remplacer « peuple primitif » par « peuple sans écriture ». Ils réagissent de façon presque paranoïaque devant le plus petit propos pouvant suggérer que la moindre culture primitive pourrait être inférieure à la nôtre. 

Theodore Kaczynski, L’avenir de la société industrielle