lundi 16 avril 2018


L’islam, en définitive, n’est qu’une composante de la subversion, la plus organisée, la plus déterminée, mais il n’est pas à lui seul le nombre. Les ethnies, les tribus, les nationalités les plus exotiques se bousculent à nos portes, et dès qu’elles les ont forcées, elles y assurent leur descendance. La démographe Michèle Tribalat a inventé un plaisant et prudent euphémisme pour définir ce processus : auto-engendrement des flux familiaux. Quant à nos propres descendants, formatés à l’école de Big Other et conditionnés dès la plus petite enfance au « métissage » comportemental et culturel aux impératifs de la France « plurielle », ils n’auront plus d’autres ressources que de se fondre sans moufter dans le nouveau moule « citoyen » du Français de 2050. 

Tout de même, ne désespérons pas. 

Assurément, il subsistera ce que l’on appelle en ethnologie des isolats, de puissantes minorités, peut-être une vingtaine de millions de Français – et pas nécessairement de race blanche – qui parleront encore notre langue dans son intégrité à peu près sauvée et s’obstineront à rester conscients de notre culture et de notre histoire telles qu’elles nous ont été transmises de génération en génération. 

Cela ne leur sera pas facile. 

Face aux différentes « communautés » qu’on voit se former dès aujourd’hui sur les ruines de l’intégration et qui, en 2050, seront définitivement et institutionnellement installées, il s’agira en quelque sorte – je cherche un terme approprié – d’une communauté de la pérennité française. Celle-ci s’appuiera sur ses familles, sa natalité, son endogamie de survie, ses écoles, ses réseaux parallèles de solidarité et de sécurité, peut-être même ses zones géographiques, ses portions de territoires, ses places de sûreté et, pourquoi pas, sa foi chrétienne, et catholique avec un peu de chance, si ce ciment-là a tenu. Cela ne plaira pas. 

Le clash surviendra à un moment ou à un autre, la mise au pas de ces récalcitrants par des moyens démocratiquement légaux, coercitifs, appropriés et musclés. C’est d’ailleurs ainsi que se termine Le camp des saints. Et ensuite ? 

Jean Raspail, Le camp des saints, préface