vendredi 20 avril 2018

Con-sot-mateurs

C’est une bien triste maxime, qui semble étayée par Cynthia Cryder et ses collègues de l’Université de Pittsburg, aux Etats-Unis : plus une personne est triste, plus elle consomme, dès lors qu’on aiguille sa pensée vers des préoccupations égocentriques. Les psychologues ont mesuré le niveau de tristesse des volontaires à une expérience, puis les ont conduits à focaliser leurs pensées sur eux-mêmes. Ce faisant, ils ont augmenté les sommes d’argent que ces personnes étaient prêtes à dépenser pour se procurer différents biens de consommation. De nombreuses publicités favorisant la pensée vers soi (vous le valez bien...), ainsi que les comportements consuméristes, spécialement chez les personnes tristes et moroses. La société de consommation se nourrirait ainsi de la dépression et de l’égocentrisme. C. Cryder et al., Psychological Science, vol. 19, 2008 

La Décroissance N°106