lundi 26 février 2018

Trop de kebabs dans le centre de Toulouse ? La mairie prône plus de... «diversité» des commerces


La mairie de Toulouse a lancé en 2010 l'opération «Commerce d'avenir» dans le cadre d'une revalorisation du centre-ville. Avec pour objectif de réduire le nombres de commerces dits «communautaires», selon les termes d'un élu. 
Il y a diversité et diversité. La mairie de Toulouse (Les Républicains) veut freiner la multiplication des «commerces communautaires» dans le centre-ville. 

En clair : sont visés les boucheries vendant de la viande halal et les restos rapides proposant des kebabs. Dans un entretien accordé le 18 février à l'édition toulousaine d'Actu.fr, Jean-Jacques Bolzan, adjoint au maire chargé du commerce, explique sa démarche, sans complexe. «Dans le quartier Arnaud-Bernard, par exemple, il y a un nombre important de commerces communautaires avec la présence de boucheries halal et de kebabs», constate-t-il, poursuivant : «L’opération "Commerce d’avenir" permet d’apporter un peu de diversité [c'est-à-dire] des commerces complémentaires à l’offre déjà existante.» 

Jean-Jacques Bolzan dresse un premier bilan de l'opération d'achat par préemption d'immeubles entiers, dans ces quartiers de Toulouse, réputés pour leur insécurité ou leur insalubrité. «Au total, dix locaux commerciaux sont aujourd’hui occupés par de nouveaux commerces. Il y a de belles réussites. Je pense notamment à l’auberge végétarienne "Zinzin" à Arnaud-Bernard et à la boucherie Desroches, rue Bayard», souligne-t-il, précisant que l'ouverture de tels commerces correspondait à l'évolution sociologique de ces quartiers. 

Un local de 157 mètres carrés est notamment proposé par la mairie via un appel d'offre mais sans doute pas pour un commerce de poulet frit.