vendredi 19 janvier 2018

Tous ceux qui prétendent offrir des solutions au désastre présent ne font en fait qu’une chose : nous imposer leur définition du problème


Ce qui en nous, aspire à ménager les chaînes intérieures qui nous empêchent, 
Ce qu’il y a en nous de si malade qu’il se cramponne à de si précaires conditions d’existence, 
Ce qui est si harassé de misère, de besoins et de coups que demain paraît chaque jour plus loin que la lune, 
Ce qui trouve doux le temps passé à boire des cafés latte sur le fond de jungle dans les cafés branchés en surfant sur son MacBook – le dimanche de la vie alliée à la fin de l’histoire, 
Attend des solutions. 

Villes en transition, économie sociale et solidaire, VIe République, municipalisme alternatif, revenu universel, le film Demain, migration vers l’espace, [...], fusion homme-machine – qu’ils soient ingénieurs, managers, militants, politiciens, écologistes ou simples bonimenteurs, tous ceux qui prétendent offrir des solutions au désastre présent ne font en fait qu’une chose : nous imposer leur définition du problème, dans l’espoir de nous faire oublier qu’ils en font eux-mêmes, de toute évidence, partie. Comme disait un ami : « La solution au problème que tu vois dans la vie est une façon de vivre qui fasse disparaître le problème ». 

Comité invisible, Maintenant