lundi 8 janvier 2018

Pour les conseillers d’Etat, l’immigration est une chance... sauf près de chez eux !


Le Conseil d’Etat est en pointe des instructions françaises immigrationnistes. Ses décisions le prouvent depuis trente ans : le droit de l’individu étranger doit primer sur les droits collectifs des autochtones. Ça, c’est le droit, avec ses grands principes. 
Dans les faits, les membres du Conseil d’Etat (des autochtones, blancs, well educated et open minded dans leur immense majorité) n’ont pas l’air d’apprécier les bienfaits de l’immigration qu’ils favorisent. Nous nous sommes amusés en effet à relever leurs adresses. Du moins celles qui sont disponibles sans enquête ni indiscrétion. 
La source de cette petite étude est l’annuaire des anciens élèves de l’Ecole nationale d’administration (ENA) dans son édition de 2013. Cela n’est pas complet mais néanmoins significatif. Seuls les membres énarques du Conseil d’Etat y figurent, mais ils représentent la très, très grande majorité du corps. Sur l’annuaire, la moitié des intéressés n’a pas indiqué son domicile ; quant aux autres, leur répartition géographique révèle... une faible attraction pour les banlieues de l’immigration

La très grande majorité de ceux dont l’adresse est connue habite dans les beaux quartiers de Paris, ceux qui « jouissent » d’une « diversité » limitée : 1er, 2e, 3e, 4e, 5e, 6e, 7e, 8e, 15e, 16e et 17e arrondissements. Sept membres du Conseil d’Etat se risquent toutefois dans le 18e, le 19e et le 20e arrondissement de Paris : on y trouve des coins de charme où les immigrés ne sont pas trop voyants. 
Trois se sont aventurés en Seine-Saint-Denis. Deux d’entre eux avec prudence, l’un au Raincy, soit le Neuilly du 93, le deuxième à Saint-Ouen, ville peu à peu reconquise par une population bobo parisienne. Seul le dernier a choisi Stains, en plein cœur d’une banlieue de l’immigration. Nous ne divulguerons pas son nom. C’est un cas. 
Il faudrait peut-être faire déménager les membres du Conseil d’Etat pour leur faire mesurer les conséquences de leurs généreux arrêts. Mais ce serait une condamnation bien cruelle

Jean-Yves Le Gallou, Immigration, la catastrophe. Que faire ?