jeudi 18 janvier 2018

livre 10 ans des casseurs de pub

Ce livre ne mérite pas d'être placé sur une table de chevet, mais peu tout de même rester au pied du lit. Le genre d'ouvrage que l'on a toujours plaisir à feuilleter lorsque l'on cherche une distraction ou une inspiration.

 Trouvé au hasard d'une librairie de déstockage mais sûrement encore trouvable dans les librairies distributrices du Journal de la décroissance ou sur commande, ce sympathique ouvrage, fourmillant de clins d'œils, de détournements, retrace dix ans de production des "casseurs de pub" (ancêtre du Journal de la décroissance).
Si l'attaque contre la pub par l'unique prisme anticapitaliste peut paraitre parfois réducteur (nous pourrions aussi parler de la pollution de l'âme, et surtout de la défense des identités), les réponses sont souvent justes et d'une qualité graphique jubilatoire.
Les images sont agrémentées de citations des "grands de ce monde" (Jacques Seguela..) intéressantes pour décrypter les pensées et grilles de lecture de ces gens là. Ainsi, on constate que la démocratie et le capitalisme sont étroitement liés et se nourrissent l'un, l'autre. La démocratie devenant arme du capitalisme et inversement Par ailleurs, la bonne vieille stratégie de la réduction ad Hitlerum chère au communisme a encore de beaux restes; même si utilisée jusqu'à la nausée depuis 60ans, la dialectique commence à sérieusement  s'effriter.
Une double page montrant une quinzaine de manuels scolaires reprenant pour les commenter et les analyser des affiches du mouvement, nous rappelle que dix ans peuvent parfois suffire pour percer et acquérir notoriété et crédibilité nationale, même si cela entraîne attaques et critique, c'est le prix à payer pour être connu et reconnu.
Pour finir, quelques textes de qualités diverses racontent les parcours des uns et des autres et donnent l'occasion de diffuser quelques chiffres terrifiants sur la pollution physique et mentale qu'est la publicité.
Un livre à feuilleter de manière approfondie, et à trouver d'occasion, les 15€ étant peut-être excessifs pour la qualité de l'objet.