mardi 30 janvier 2018

Les penseurs de la Révolution conservatrice et le libéralisme

Pour Ernst Jünger, le libéralisme et ses dérivés – le parlementarisme, la démocratie, la francophilie intellectuelle et l’américanisme – étaient synonymes de tout ce « avec quoi l’Allemand n’a pas de lien », et il ne se lassait pas de dénoncer « les phrases crachées trois fois de la Révolution française ». Edgar Jung qualifia le libéralisme de principe ennemi pour tous ceux qui voulaient mettre un terme à la révolution permanente de l’Occident. Et, chez Niekisch, on trouve cette phrase apodictique : « Dans ces conditions mondiales actuelles, le bourgeois-libéral est pour l’Allemagne ‘l’ennemi intérieur’ »

Stefan Breuer, Anatomie de la Révolution conservatrice