lundi 11 décembre 2017

Gisti sur tous les fronts de l’immigration (surtout clandestine)


Le Gisti est, à l’origine, un concentré de toutes les forces immigrationnistes dénoncées par Jean Raspail. Ces forces se rassemblent en 1971, au lendemain de Mai 68 : travailleurs sociaux, souvent trotskistes ou maoïstes, militants associatifs tels qu’André Legouy, jésuite et ancien aumônier de prison, juristes, et quatre énarques de la promotion Thomas More. 
Le slogan du groupe, « Liberté de circulation », est évocateur en soi. Sa méthode : passer par les tribunaux et leur demander de s’ériger en législateurs. C’est ainsi que le Gisti obtient l’abolition des textes, circulaires et décrets qui lui déplaisent et ne favorisent pas systématiquement les droits individuels de quelques étrangers, au détriment des droits collectifs du peuple français. Comment ? Simplement en s’appuyant systématiquement sur les conventions internationales. Au résultat, il a été le principal créateur du droit de l’immigration au cours des quarante dernières années. Un beau succès pour une association qui a un budget de 700 000 euros, dont 20% de subventions publiques en provenance du ministère de l’Emploi et de la Solidarité, du Centre national du livre, de l’Agence pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (Acsé) et, les années « fastes », de la Commission européenne. Le Gisti reçoit aussi de l’argent d’associations ou d’organismes de formation ou d’édition eux-mêmes subventionnés. 
Le Gisti s’est trouvé en point à plusieurs moments chauds de l’histoire récente de l’immigration, notamment sur le regroupement familial et l’abrogation de la prétendue « double peine » - ce terme de novlangue servait à désigner de façon négative l’expulsion à leur sortie de prison de délinquants étrangers condamnés dans des affaires de droit commun. Il est parvenu à la faire interdire
Il s’illustre aujourd’hui dans la défense des clandestins à Calais. Il a rendu en 2010 un rapport au titre particulièrement significatif : « Harcèlement policier des migrants à Calais constaté par le Défenseur des droits : l’insupportable déni du ministère de l’Intérieur ». Il s’occupe également du sort des Roms et dénonce le « délaissement » dont seraient victimes les « mineurs isolés étrangers en danger à Mayotte ». 
Il doit essentiellement ses victoires à des coups de communication et à la désinformation dont il abreuve les Français. En utilisant avec art à la fois la négation des réalités, l’autisme intellectuel et l’outrance dans l’expression. Donnons un exemple significatif de cette manipulation sentimentaliste : après la mort d’un enfant bosniaque à la suite d’un tir des forces de police sur une voiture transportant des clandestins, le Gisti publie un communiqué intitulé : « Un enfant bosniaque victime de l’épuration ethnique à la française ». 
Ce titre vaudra tout de même à la présidente du groupe d’être condamnée par le tribunal correctionnel de Paris pour complicité de diffamation. Ce qui ne l’empêchera pas de qualifier la « directive retour » publiée par l’Union européenne au sujet des Roms de « directive de la honte ». 
En résumé, le Gisti voudrait que les frontières soient abolies, que la notion « d’étranger » même disparaisse du vocabulaire et des cerveaux, que plus aucun contrôle d’identité ne soit organisé et que la société procure un toit, des moyens de subsistance et des soins à toute personne qui en manifeste le désir. Vaste programme ! 

Jean-Yves Le Gallou, Immigration, la catastrophe. Que faire ?