lundi 6 novembre 2017

Quand les juges interdisent d’y voir clair


Dans sa longue histoire, le Front National a subi de nombreuses poursuites judiciaires mais il s’est rarement fait interdire ses affiches... à une notable exception près. 
En 1989, la délégation générale, à l’époque dirigée par Bruno Mégret, a produit une affiche où figuraient en gros plan deux yeux bleus et sur laquelle était inscrit : « Immigration, ouvrez les yeux ! » 
L’affiche fut interdite au motif que la chaîne de télévision FR3 avait, elle aussi, utilisé un visuel centré sur un visage et un regard. 
Cette histoire d’yeux était d’autant plus tirée par les cheveux qu’il était impossible que les visages représentés soient les mêmes : celui qu’avait le graphiste du Front National appartenait à... une conseillère régionale d’Île-de-France ! 
Mais l’affiche était trop forte, il fallait empêcher le peuple de prendre conscience de l’ampleur du phénomène migratoire : le président du tribunal de grande instance de Paris prononça donc l’interdiction. Depuis, ses deux assesseurs, Mme Hannoun et M. Canivet, ont été élevés aux plus hauts emplois de la magistrature, M. Canivet terminant même sa carrière président de la Cour de cassation avant d’être nommé au Conseil constitutionnel. 

Jean-Yves Le Gallou, Immigration, la catastrophe. Que faire ?