mardi 28 novembre 2017

LES BÉNÉVOLES DE « THIÉRACHE HISTOIRE VIVANTE » INTERPELLÉS COMME DES TERRORISTES PAR LES DOUANIERS LAONNOIS.


Ils ont reçu les honneurs d’un général, d’un délégué militaire départemental, des représentants de l’État et de nombreux officiers. Ils ont participé le 28 et 29 mai aux commémorations de Verdun, en août à l’évocation de la bataille de la Somme. TV5 et RMC leur ont demandé de figurer avec leurs armes dans des reconstitutions historiques et le musée « Guerre et paix » des Ardennes a sollicité leurs conseils. Pourtant, l’association « Thiérache histoire vivante » est proche de la disparition. Non pas faute de moyens ou d’activités. Simplement parce que des douaniers ont considéré ces bénévoles comme des terroristes.

Le 14 octobre alors qu’ils se rendaient à une nouvelle reconstitution historique à Anizy-le-Château, ils furent, en effet, interpellés comme des criminels en puissance par une patrouille laonnoise, main sur des armes, pas factices celles-là, puis placés plusieurs heures en garde à vue, leurs habitations perquisitionnées. Jean-Pierre et Claude Mainon ont vu leur lieu de travail investis. Comme celui de l’épouse du Président, gyrophares et klaxon deux tons à l’appui. Leurs crimes : présentées aux yeux de tous lors des cérémonies patriotiques, leurs armes neutralisées, brochées pour certaines, reconstituées sans être utilisables, les placent, cependant, sous le coup de la loi.

« Pendant plusieurs heures, disent-ils, nous avons été traités comme des délinquants et nous sommes désormais sous le coup d’une amende qui peut nous obliger à vendre notre maison ». Écœurés, les membres de l’association pensent la dissoudre et en cette année du Centenaire, à laquelle ils ont largement contribué, tout abandonner. Jean-Jacques Thomas est donc intervenu auprès du Préfet de l’Aisne et de Gérald Darmanin, Ministre de l'Action et des Comptes publics, dont dépendent les Douanes, pour que soient abandonnées les poursuites engagées.