jeudi 19 octobre 2017

Thierry Maulnier et le « minimum de fascisme »

Assurément, cette défense de la civilisation française et des valeurs universelles qu’elle contient ne peut pas se faire si la France conserve les vieilles méthodes libérales et démocratiques ; contre le fascisme, la France doit accepter de subir « un minimum de fascisme », elle doit avoir recours aux méthodes qui ont permis à l’Allemagne et à l’Italie d’acquérir la force dont elles menacent maintenant les démocraties. Mais ce « minimum de fascisme » n’a rien de commun avec l’adhésion à la mystique totalitaire : il n’a de sens, au contraire, que pour résister efficacement aux conséquences de cette mystique. Le vrai, le seul problème de la France est de sortir d’un dilemme absurde dans lequel on prétend l’enfermer, et d’aller au-delà des idéologies qui tendent à se partager le monde. Au-delà et non pas en deçà : ce serait une erreur mortelle, sous prétexte de refuser à la fois le communisme et le fascisme, de revenir à cette démocratie bourgeoise dont, en dépit des apparences, les Français ne veulent plus

Paul Sérant, Les dissidents de l’Action française