lundi 30 octobre 2017

L'Espagne, une, grande, libre, et riche de ses autonomies!

Je suis français. J'aime les accents régionaux, les coutumes et les spécificités locales. Je regrette la fin des locuteurs bretons ; la déperdition de l'usage de l'alsacien au sein des jeunes générations me navre. Je suis heureux de dormir dans la chaumière de ma grand-mère auvergnate et suis révolté de la destruction de la maison à colombages de mes ancêtres alsaciens. Mais je suis français. Giono m'émeut, Pagnol m'enthousiasme, Balzac me fascine, Flaubert m'impressionne. Ils sont fils d'une terre, fruits d'un particularisme, mais ce sont des écrivains français. Je ne suis pas Basque mais je ne suis pas un étranger lorsque je me trouve assis à la table d'une féria bayonnaise. Je ne suis pas Breton, mais je ne suis pas un importun lors d'un Fest-Noz à Quimper. Ceux qui prétendent le contraire seront mes ennemis. Je suis français. Le sang commun versé dans les tranchées de 14 sacralise sans doute plus tragiquement et fondamentalement que tout le reste cette union sacrée, ce pacte qui fonde un peuple et une nation. 

Une identité forte et sûre d'elle peut pleinement s'assumer et s'entretenir dans le cadre d'une entité plus grande qu'elle. L'histoire nous le démontre en d'innombrables occasions. 

L'autonomie me semble une quête légitime de reconnaissance et de responsabilité. L'indépendantisme se rattache davantage à un prurit égoïste et micro-jacobin qui lève des frères les uns contre les autres à l'heure des enjeux continentaux et civilisationnels. 

Sa terre de naissance est une Patrie, la France est une Nation et l'Europe un Empire. On peut ressentir un attachement plus viscéral à l'une ou l'autre de ses appartenances, l'un ou l'autre de ses cercles identitaires – pour moi c'est donc la France -, mais il faut aimer et défendre les trois. Sous peine de faire le jeu des diviseurs, des chantres de l'atomisation et des promoteurs des nouvelles guerres civiles au service du rouleau compresseur mondialiste.