dimanche 22 octobre 2017

Détraquer l'environnement avec la pluie artificielle


La pluviogénie (production artificielle de pluie) a vu le jour en 1946 grâce à deux chercheurs américains, et de nombreuses expériences ont été réalisées aux États-Unis, au Canada ou en Russie, notamment après l’accident nucléaire de Tchernobyl, pour éviter que trop de radioactivité ne tombe dans le Dniepr qui arrose Kiev. Si les pays occidentaux ont abandonné cette pratique controversée, l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Asie y voient une solution aux problèmes de sécheresse. Le champion du monde de l’arrosoir artificiel demeure sans conteste la Chine. La technique est simple. Les fusées contenant des bâtonnets d’iodure d’argent de la taille d’une cigarette éclatent au milieu des nuages. Les cristaux attirent l’humidité, les gouttelettes d’eau gèlent, ce qui entraîne un dégagement de chaleur qui fait grossir le nuage, et l’eau devenue glace se met à tomber, il se met à bruiner. Par cette technique en usage en Chine depuis 1958, Pékin affirme avoir éteint, fin mai 2006, deux feux de forêt qui ravageaient le nord-est du pays. L’empire du Milieu avait, entre 2001 et 2004, fait suffisamment pleuvoir pour « remplir quatre fleuve Jaune ». Ces pluies ne peuvent, selon les experts, qu’améliorer de 10 à 15 % maximum la pluviométrie annuelle. Le sol bétonné des villes réfléchit la chaleur, causant l’évaporation des neuf dixièmes de l’averse déclenchée. Ces pluies forcées auraient une répercussion sur les régions avoisinantes, et la région du Hebei se plaint d’avoir encore moins de pluie. Pour les jeux Olympiques de Pékin en 2008, le but est d’obtenir 292 jours de ciel bleu sur la capitale. 

Gérard Desmaretz, Le renseignement high-tech