samedi 9 septembre 2017

Paris 2024 : vers des « embouteillages olympiques » ?


Paris et l’Automobile… Un vaste et tendu sujet depuis l’arrivée d’Anne Hidalgo à la mairie de Paris en 2014. On connaît déjà ses ambitions « anti-voiture » qui se sont matérialisées par les fermetures des voies sur berges et des idées et projets dits « écologiques » comme le « plan vélo ». Si Paris obtient les Jeux Olympiques 2024 et si Anne Hidalgo est réélue à la tête de la capitale en 2020, les automobilistes risquent fort de souffrir un peu plus… 

Ne revenons pas sur les multiples polémiques autour de la politique mise en place par la maire de Paris, intéressons-nous au dossier de candidature de Paris aux Jeux Olympiques pour essayer de comprendre comment la voiture y est intégrée (ou pas). 

Les pistes cyclables et transports en commun sont les deux priorités de la mairie de Paris concernant les JO. Jusqu’ici tout va bien, mais quand on se base sur les temps de trajet qui augmentent fortement, comment intégrer de nouvelles pistes cyclables dans Paris ? A ce sujet les travaux avenue de la Grande-Armée ont débuté aujourd’hui. Même si au mois d’août, les parisiens sont plus à la plage qu’à leur bureau, un événement aussi important que les Jeux engendrera automatiquement une affluence automobile importante. 11 millions de spectateurs seraient présents ! 

Là où nos interrogations se penchent, c’est sur le fait que le dossier de candidature Paris 2024 fait apparaître dans la partie « Transports » les notions : « 100% des spectateurs en transport en commun », « Les Jeux à pied ou à vélo ». Sur ce dernier point, le dossier de candidature fait mention du fait que « les spectateurs pourront utiliser les parkings relais existants pour déposer leurs véhicules à proximité des lignes de transport en commun. » Voies-olympiques-paris-2024-jeux-olympiques-velo 

De plus, des « Voies Olympiques », aux règles de circulation à ce jour floues, seront mises en place. Mais pour être précis, les autoroutes A1, A4, A12 et le périphérique sont concernés par ce dispositif. Seuls les véhicules accrédités pourraient les emprunter (transports en commun, véhicules d’urgence, médias, navettes dédiées aux athlètes, etc…). Imaginez alors l’automobiliste parisien bloqué sans pouvoir les utiliser. Toujours d’après le dossier officiel de candidature de la ville de Paris aux JO, ces « Voies Olympiques » seront de 366 km dont 121 permanents. « Permanents », comprenez que ces axes prioritaires seront « activés en amont et pendant toute la durée des Jeux, 18 heures par jour. Les livraisons des entreprises locales seront encouragées et facilitées pendant la nuit. » indique le document. Quant aux autres 245 km « dynamiques » que composent les « Voies Olympiques » , les choses semblent s’éclaircir à travers une phrase : « Elles seront activées en fonction des calendriers de compétition et d’entraînement. Afin de limiter l’impact sur la circulation, elles pourront être ouvertes dans un seul sens ou sur un créneau horaire spécifique. » Ainsi, il serait interdit pour un automobiliste d’y circuler ! Les parcours concernés sont :
entre l’aéroport Paris-CDG et le CIRTV/CPP les jours d’arrivées et de départs 
 entre Paris et Vaires-sur-Marne 
entre Paris et Versailles / Saint-Quentin en Yvelines (Golf, Cyclisme, l’Equitation et le Pentathlon moderne) 

La mairie de Paris a d’ores et déjà prévu des phases de tests et une campagne de communication pour prévenir les usagers de la route et les inciter à ne pas prendre leur voiture ! Chose encore plus surprenante, les entreprises situées dans Paris et en Ile-de-France seront invitées à travailler en horaires décalés et/ou via le télétravail ! Concluons avec un autre sujet sensible, celui des poids-lourds qui seraient soumis à « des restrictions sur certains axes aux heures de pointe. »