samedi 30 septembre 2017

David Bowie : sexe, drogue et nazisme


Une biographie à paraître promet des révélations décapantes sur les addictions de l'icône, décédée l'an dernier. 
"David Bowie: A Life". Sous ce titre sobre se cache une biographie sulfureuse de l'icône pop, décédé il y a un an et demi, attendue pour le 7 septembre prochain en Angleterre. Son auteur, Dylan Jones, le puissant rédacteur en chef du "GQ" britannique et auteur de plusieurs bio, y promet des révélations chocs, dans des premières interviews-promo au tabloïd DailyMail et dans "Wired". 

Sur son enfance tourmentée tout d'abord. On apprend ainsi que son demi-frère Terry est schizophrène, que deux de ses tantes se sont suicidées, qu'une autre a été lobotomisée (car dangereuse pour elle et pour les autres)... Le petit David aurait alors été traité avec du LSD, à l'origine d'une future addiction à la cocaïne, selon le DailyMail. 

En effet, à partir de ses premiers succès, avec son personnage de Ziggy Stardust, icône du glam rock, le chanteur aurait consommé avec "une habitude rageuse" énormément de cocaïne, et "se saoulait presque jusqu'à la mort". Sous l'effet des drogues, David Bowie serait devenu un temps paranoïaque, allant jusqu'à se croire possédé par le diable. Sa consommation excessive lui aurait tant abîmé le nez, qu'il aurait été contraint de se faire greffer du cartilage dans les narines. 

"L'amant rock'n'roll ultime" 
Adolescent, celui qui s'appelle encore David Robert Jones change de look sans arrêt. Précisément, tous les 18 mois. Avec l'objectif de se réinventer avec la bonne image, et par extension créer la bonne musique. Il se maquille à outrance, joue de sa bisexualité. Il change de nom pour "Bowie" (un type de couteaux de combat) quand le magazine "NME" commence à surnommer Mick Jagger "Jagger Dagger" ("Jagger le poignard"). 

A la faveur de la libération sexuelle des années 1960, David Bowie aurait développé, toujours selon Dylan Jones, une véritable addiction au sexe. Il aurait ainsi eu des relations sexuelles avec un grand nombre de personnes. Une de ses groupies, Josette Caruso, raconte l'avoir rejoint à son hôtel à de nombreuses reprises : "C'était l'amant rock'n'roll ultime." 

"David était magnétique. Il avait un charisme et était plus séducteur que sexy", confirme dans la biographie Tony Zanetta, responsable des affaires de David Bowie. "A cette époque, les Anglais étaient très différents sexuellement des Américains, parce que même si nous niquions tout ce qui bouge, nous étions toujours très refoulés." 

"J'ai perdu ma virginité avec lui à 15 ans"
Le "Thin White Duke" pouvait coucher avec quatre ou cinq personnes en même temps, à tout moment de la journée, ne semblant jamais rassasié. Multipliant les orgies, il traînait dans des soirées fauves, fréquentant des personnes aux déviances extrêmes. 

Cet appétit l'aurait conduit à partager l'intimité de la chanteuse Dana Gillespie alors qu'elle n'avait que "13 ou 14 ans". Par la suite, il aurait fait appeler à plusieurs reprises des groupies de 12 à 15 ans. Lori Mattix raconte ainsi dans le DailyMail avoir "perdu sa virginité avec lui à 15 ans". 

Pis, sa réputation l'aurait précédée lors d'une tournée en 1972, au point qu'il a été invité à participer à de la nécrophilie sur le corps d'une jeune femme tout juste décédée. Proposition déclinée – "Pourquoi est-ce que je serais intéressé par baiser un putain de cadavre ?". 

"Il était fasciné par les nazis" 
Tout au long des années 1970-1980, David Bowie incarne la décadence même, couchant à tout-va, avec femmes et hommes, tout en buvant et prenant énormément de drogues. 

La biographie raconte ainsi un épisode, à la fin des années 1970, lorsqu'il se rend à Hong Kong avec John Lennon, pour aller déguster des cervelles de singes. Trouvant porte close, l'ex-Beatles s'amuse à boire du sang de serpent puis à enfoncer dans la bouche de Bowie une douzaine d'œufs cuits dans de l'urine de cheval. 

Autre détail sordide : les passages sous cocaïne de David Bowie l'amènent à développer une fascination pour Adolf Hitler et le nazisme. "Il ne les admirait pas, ne les aimait pas, mais il était fasciné par eux", explique l'un de ses proches, Glen Hughes. "Il ne voulait que regarder encore et encore des films à propos des nazis. Il n'a jamais fait de salut nazi, c'était juste une fascination." 

La vie du chanteur prend un virage net au début des années 1990, lorsqu'il rencontre le mannequin Iman. Il arrête de fumer, ne prend plus aucune drogue, ne boit plus que de l'eau, et entame une vie paisible à Manhattan.