lundi 18 septembre 2017

A Paris, le métro serait bien plus pollué que le périphérique

Des analyses de la RATP effectuées dans le métro de la capitale révèlent que la concentration en particules fines dépasse largement le seuil d'exposition recommandé par l'OMS. L'air respiré dans le métro serait plus pollué... que sur le périphérique.
Prendre les transports en commun, et non l'automobile, est-il un moyen d'éviter la pollution sur le chemin du travail ? Pas forcément. Une analyse de l'air dans le métro de Paris réalisée par la RATP montre que la concentration en particules fines dans les sous-terrains de la capitale dépasse largement le seuil d'exposition recommandé par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Au cours des vingts dernières années, la RATP a réalisé des mesures de la qualité de l'air dans trois stations parisiennes : Châtelet (sur la ligne 4), Franklin D. Roosevelt (sur la ligne 1) et Auber (sur le RER A). Se basant sur ces données, nos confrères de France Info ont comparé la concentration en particules fines PM10 entre ces stations, l'avenue des Champs-Elysées et le périphérique parisien.

Le constat est sans appel : hormis les heures de nuit (entre 2h et 6h du matin), les concentrations en PM10 sont largement supérieures dans le métro parisien à celles que l'on trouve sur les Champs Elysées ou sur le périphérique.
Certains jours à la station Châtelet, en plein centre de Paris, sur la ligne 4, la concentration en PM10 dépasse les 300 µg/m3... alors que la législation française fixe le seuil d'alerte en extérieur (qui ne s'applique pas au métro) à 80 µg/m3.
Cette pollution aux particules fines provient à la fois de l’air extérieur (diffusé par la ventilation des couloirs du métro), du freinage des trains et des nombreux travaux menés tout au long de l'année dans le réseau sous-terrain de la capitale. La RATP a fait savoir à France Info que ce phénomène pouvait être constaté «dans tous les réseaux ferroviaires du monde» et qu'il n’existait pour l’heure aucune norme en matière de particules dans les espaces souterrains. Pour autant, la RATP affirme mener des actions visant à réduire la présence de ces microparticules dans l’air respiré par les usagers.

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