mardi 25 juillet 2017

A ce droit au logement, CPI oppose le droit à la propriété de son logement


Outre qu’avec les occupations d’immeubles laissés expressément inhabités dans une logique de spéculation, la bataille contre l’urgence locative de la part de CasaPound a été structurée autour de la proposition d’un emprunt social, [et] tend à créer une entité régionale qui construirait des maisons et des quartiers à dimension humaine avec les deniers publics, et vendrait, à prix coutant, ces habitations à des familles non propriétaires. Celles-ci paieraient une mensualité d’emprunt sans intérêt qui ne dépasserait pas un cinquième du revenu familial et qui serait bloquée en cas de chômage. Et surtout, cette mensualité ne passerait pas par les banques. La proposition – que nous venons de résumer assez brutalement – vise le mythe gauchiste de la lutte pour le droit au logement, que CPI considère comme un palliatif paternaliste et d’assistanat, privé de réels effets de participation. En revanche, pour CasaPound, le droit au logement est un droit à vivre pratiquement sous l’usurier, une tangente payée à un homme qui a accumulé un capital. En fait, ce droit ressemble plutôt à un devoir, une imposition, un chantage et une tromperie qui voit la location comme une conquête et un point d’arrivée. A ce droit au logement, CPI oppose le droit à la propriété de son logement. A savoir payer une fois et non pas toute la vie, être propriétaire et laisser un jardin. D’où la conclusion radicale sous forme de cette question : « Quand l’émergence de l’habitation finira-t-elle ? Non pas : quand les loyers baisseront-ils ? Mais quand chaque famille sera-t-elle propriétaire du logement où elle vit ? ». Tout cela a été bien résumé dans le slogan-choc : « Le loyer c’est l’usure ! », slogan qui sonne comme un poing dans l’estomac et qui fut immortalisé par le calicot qui ornait le palais au numéro 8 de la Via Napoleone III au jour de son occupation. 

Adriano Scianca, Casapound. Une terrible beauté est née