mercredi 21 juin 2017

Téléphone portable : Comment s’en protéger ?

Les risques liés au téléphone portable font couler beaucoup d’encre et suscitent de nombreuses questions qui ont conduit le ministère de la Santé en janvier 2008, à recommander " un usage modéré du téléphone mobile, l'hypothèse d'un risque ne pouvant être totalement exclue". Cet avertissement concerne particulièrement les enfants à propos desquels le ministère de la Santé « met en garde concernant de possibles risques pour leur santé dans le cas d’un usage intense et de longue durée des téléphones mobiles ». C’est la raison pour laquelle, il invite à appliquer le principe de précaution. Cette mise en garde intervient après la publication d’études scientifiques mettant notamment en évidence que le cerveau d’un enfant peut absorber jusqu’à 50% de rayonnement de plus que celui d’un adulte. C’est la raison pour laquelle des dispositions sont prises par les autorités sanitaires pour que « Tous les téléphones portables récents mis sur le marché soient conformes aux normes européennes qui limitent ce rayonnement »

Tenir compte du DAS 
On peut s’assurer de ce faible rayonnement en vérifiant le DAS (Débit d'Absorption Spécifique) des téléphones et en veillant à choisir un appareil dont le DAS est le plus bas possible. Cet indice mesure le niveau de radiofréquences émis par le portable vers l'usager lorsqu'il fonctionne à pleine puissance, dans les pires conditions d'utilisation. Depuis la parution du décret du 08 octobre 2003, les mobiles destinés à être utilisés en France doivent présenter un indice DAS inférieur à 2 W/kg au niveau du tronc et de la tête. Le Criirem (Centre de recherche et d’information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques) recommande pour sa part un DAS inférieur à 0,7 W/kg. 

Respecter certains principes d’utilisation 
Il est également possible de se protéger des ondes électromagnétiques en adoptant quelques réflexes protecteurs : 
- Eviter l’usage du téléphone mobile par les enfants de moins de 15 ans : plus l’exposition est précoce, plus les doses de rayonnement accumulées sont importantes. L’usage doit donc être exceptionnel (urgence par exemple) 
- Ne pas porter son téléphone à hauteur ou contre son cœur, l’aisselle ou près des parties génitales 
- Ne pas approcher un téléphone mobile en fonctionnement du ventre d’une femme enceinte ou à moins de 20 cm de tout implant métallique, cardiaque ou autre (limiter les interférences) 
- Utiliser le kit piéton livré avec le téléphone afin d’éloigner l’appareil de l’oreille et du cerveau 
- Limiter le nombre (5 à 6) et la durée (pas plus de 2 ou 3 minutes) des appels et respecter un temps moyen de 1h30 entre chaque appel 
- Ne téléphoner que dans des conditions de réception maximum : pour chaque barrette manquante, le rayonnement émis par le portable pour se connecter est multiplié par 2 
- Ne pas téléphoner en se déplaçant 
- Ne pas téléphoner en voiture, même à l’arrêt : La structure métallique engendre un effet de « cage Faraday ». Elle emprisonne et répercute les ondes émises par le portable. Le rayonnement subi est maximum au milieu de la cage
- Téléphoner à distance d’autrui pour éviter son exposition passive 
- La nuit ne jamais conserver un téléphone mobile allumé ou en charge à moins de 50 cm de la tête 
- Pour ceux qui ont un téléphone ancienne génération (DAS élevé) il est possible d’utiliser un compensateur d’ondes DBH. Ce dispositif se colle sur le téléphone et permet, selon les fournisseurs, de réguler les perturbations électromagnétiques de l’organisme. Toutefois le Criirem émet des réserves quant à ces dispositifs car la validation scientifique de ces dispositifs n’est pas réalisée par des laboratoires indépendants. Criirem 02 43 21 18 69 contact@criirem.org 

L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) prépare actuellement une large synthèse des résultats des différentes études scientifiques publiées à ce sujet, baptisée étude Interphone. L'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) a également été saisie par le gouvernement, pour réaliser "une mise à jour de son expertise sur les risques liés aux radiofréquences"

A noter : Un guide baptisé "Téléphones mobiles : santé et sécurité" est disponible sur le site du ministère de la Santé, www.sante.gouv.fr