vendredi 23 juin 2017

Les élections c'est l'esclavage?




« Les élections on s’en fout ! »

Ce qui d’abord pourrait avoir l’air d’un slogan assez immature, désintéressé est pourtant tout l’inverse.
Qui croit encore en la démocratie représentative ? Celle qui s’est toujours opposé à la démocratie réelle : locale et directe.
Qui croit encore en la force des masses ? Puissance irréfléchie esclave de ses émotions, pour qui ni la Raison ni la Politique n’importent.
Il serait bien inutile de citer ici Gustave Le Bon - La psychologie des foules - ou Guy Debord - Commentaires sur La société du spectacle - pour exprimer l’assujettissement des masses à ses pulsions parfois contrôlées par des minorités médiatiques ou financières notamment. Comment faire confiance dans le plus grand nombre à l’époque du divertissement de masse ? Pourquoi croire en une marée humaine quand nous nous battons pour construire de petites communautés naturelles et locales où chacun est au sein d’un groupe ?
Aujourd’hui et depuis trop longtemps, la foule n’est qu’une nuée d’individus, de nomades sans attaches à qui on ne demande pas vraiment d’être. Si les différentes expériences totalitaires vont dans ce sens c’est aussi des siècles de parlementarisme qui nous y entrainent. Les élections passent, nos problèmes restent.
Nous pourrions passer des heures à critiquer notre parlement mais pourtant cette assemblée comme la précédente ne changera rien. Premièrement parce que le pouvoir ne s’y trouve pas ou plus - il a migré vers certaines banques, chez certains philanthropes internationaux - mais aussi car le changement et le progrès – le vrai, le nôtre, celui de l’avancée de notre civilisation - ne font partie des objectifs d’aucune chambre dans notre pays. Ces vieux croutons préfèrent défendre leurs places et leurs privilèges. 
La solution ne passe pas par les urnes, pas par les petites combines d’élus, pas par quelques dizaines de députés corrompu dans un hémicycle inutile et poussiéreux. Envoyons un homme de paille et il se retournera contre le peuple, les promesses de certains, les avantages et les lobbyistes étant bien plus séduisants. Envoyons un camarade, l’un des nôtres et personne ne le soutiendra, il sera seul.
La solution est locale et commune. La solution est notre indépendance. Pourquoi jouer un jeu truqué et à notre désavantage ? Ne perdons pas notre temps à tenter d'envoyer quelqu’un à l’Elysée à n'importe quel prix – même s’il est de notre devoir de voter pour le camp patriote.
Soyons présent sur tous les terrains mais construisons demain, sans eux. Formons-nous, militons, créons ou rejoignons des communautés, travaillons au bien commun. Ouvrons des Bastions Sociaux, des écoles, des crèches, des entreprises, des galeries, des coopératives, des bistrots. Le combat commence dans la rue, dans sa rue, dans son travail. Il faut devenir les cadres révolutionnaires de demain, et d'abord dans son boulot, à l’usine, à la fac, dans son quartier.




Laissons l’Assemblée Nationale et l’Elysée aux vieux. Quand 52% des 18-25 ans ne se sont pas
déplacés pour voter c’est que la jeunesse délaisse la farce parlementaire et n'y reviendra peut être que quand elle pourra voter via une application entre un porno et une vidéo de lolcat. Il faut être réaliste, nous ne tendons pas vers la conversion d’une majorité écrasante de notre population à la cause nationale. Gardons à l'esprit qu'une minorité à la ligne révolutionnaire correcte n’est plus une minorité. Préférons dix hommes sérieux à une armée de demeurés.
Constituons les forces d’aujourd’hui et de demain et ne nous embarrassons pas de casse-têtes électoraux, la victoire ne sortira pas des urnes. Des urnes sortent depuis trop longtemps l’invasion migratoire, la destruction des protections sociales des français, la disparition de nos libertés individuelles au profit du Dieu Sécurité et bien d’autres défaites.
Alors votons, oui, mais surtout engageons-nous, organisons-nous !