mardi 16 mai 2017

Macron, l'héritier de Hollande qui ne dit rien de bon


Un soir de juin 2015, François Hollande nous livre une troublante confidence. Paraphrasant très involontairement l’aveu apocryphe prêté à Flaubert, il lâche : « Emmanuel Macron, c’est moi »
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Le président de la République s’est totalement reconnu en ce louveteau de la politique qu’il a fait ministre. Il lui a passé ses provocations, l’a rabroué gentiment lorsqu’il dépassait les limites, comme un père indulgent le ferait avec son fils turbulent. Au point de perdre toute lucidité, incapable d’anticiper la félonie de son protégé, pourtant inéluctable. 
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Beaucoup plus libéral que social, s’agissant de Macron. Le genre de type qui déclare, sur RMC, que « la vie d’un entrepreneur, elle est bien souvent plus dure que celle d’un salarié ». Celui, aussi, qui lance à des grévistes que « la meilleure façon de se payer un costard, c’est de travailler ». Celui, encore, qui, lors d’une visite au Salon du high-tech de Las Vegas, assure qu’ « il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires ». Le même, qui, sur la BBC, déplore que la France n’ait pas suivi la cure violemment ultralibérale imposée à la Grande-Bretagne par Margaret Thatcher dans les années 1980 : « Quand on compare [la France] avec le Royaume-Uni dans les années 80, la grande différence est que nous n’avons pas assuré [les réformes] à l’époque ».
Macron. Et Hollande, donc.
Gérard Davet et Francis Lhomme, Un président ne devrait pas dire ça