dimanche 7 mai 2017

Le 7 mai une date funeste pour l'Indochine.


Le début d’une marche mortelle pour 2 soldats sur 3. A noter que la photo est tirée d’un film de propagande réalisé par un cinéaste soviétique 3 jours après le cessez-le-feu. Le sol a été labouré pour que les soldats français soient obligés de regarder leurs pieds et donc de baisser la tête.

7 mai 1915 : Le Lusitania est coulé (Atlantique Nord)
Au début de 1915, répondant au blocus imposé par les marines alliées, l'Allemagne déclenche la guerre sous-marine contre les navires de commerce ennemis. Le paquebot britannique Lusitania, en provenance de New York est coulé par l’U 20, près des côtes irlandaises. Sur les 1959 passagers, 1198 disparaissent dans le naufrage, parmi lesquels 128 Américains. Le président américain Wilson prend prétexte du drame pour menacer l'Allemagne et exiger réparation. De neutraliste, l'opinion publique des États-Unis devient peu à peu favorable à l'intervention contre les Puissances centrales, aux côtés de l'Entente. On sait aujourd’hui, après ouverture des archives, que le Lusitania transportait secrètement un important chargement d’armes et munitions.

7 mai 1945 : signature de la capitulation allemande (Reims)
À 2h 41 du matin, au lycée professionnel de la ville, le général Alfred Jodl signe pour l'amiral Donitz, qui a succédé à Hitler à la chancellerie du Reich après son suicide le 30 avril, la capitulation sans condition de l'Allemagne. Côté vainqueurs, l'acte de capitulation est signé par le général Walter Bedel-Smith, chef d'état-major du général Eisenhower, commandant suprême des Alliés, et le général soviétique Ivan Sousloparov. Le général français François Sevez, chef d'état-major du général de Gaulle, est invité à le contresigner à la fin de la cérémonie en qualité de simple témoin. La cessation des combats est fixée au lendemain 8 mai, à 23h 01 (mais certaines troupes allemandes résisteront au-delà de cette date, notamment dans la place forte de Saint-Nazaire). Staline impose une nouvelle signature à Berlin le lendemain, où la France est représentée par le général de Lattre.

7 mai 1954 : assaut final contre Diên-Biên-Phû et cessez le feu.
Le 6 mai 1954, à 23 h, après un déluge d'artillerie (comme depuis le 13 mars), une charge de 1 000 kg de TNT, dissimulée dans une longue galerie souterraine, explose sous la colline Éliane 2, pulvérisant une section et ouvrant la brèche fatale. C'est le signal de l'assaut final conduit par les divisions 308 et 312 de l'Armée populaire, sur les derniers centres de résistance du camp retranché de Diên-Biên-Phû. Le colonel Lalande donne l’ordre de cesser le feu dans la nuit du 7 au 8. Ce fut la bataille la plus longue de l'après Seconde Guerre Mondiale, et l'un des point culminants de la Guerre Froide. On estime à près de 25 000 le nombre des Vietnamiens tués ou hors de combat pendant la bataille. L'armée française compte 2 293 morts dans ses rangs mais, sur les 11 721 prisonniers de l'Union Française, valides ou blessés faits par le Vietminh, plus de 71% décèdent en captivité. L'ensemble des prisonniers (ainsi que les blessés) devra en effet, marcher à travers jungle et montagnes sur 700 km.