dimanche 9 avril 2017

Raconte-moi les arbres !


Ils savent communiquer, s’entraider, se défendre… ! Les arbres, refuges et confidents que l’on retrouve très largement dans l’art et la littérature, sont des êtres doués de sensibilité et d’intelligence...

Les travaux scientifiques en attestent depuis déjà quelques années, tant pour les arbres que pour les plantes d’une manière générale, et des livres le racontent, comme celui de Peter Wohlleben qui, à la manière d’un conte, nous plonge dans la vie d’une forêt. Comment pensent les plantes et les arbres ? Quelles sont leurs interactions avec l’environnement ? 

Ont-ils une sensibilité particulière, une intelligence, une mémoire ? La communication passe t-elle par voie aérienne ou souterraine ? Quels sont les mystères qu’il nous reste encore à percer en ce domaine ? 

Réponses, aujourd’hui, sur France Culture , avec nos deux invités, Peter Wohlleben, forestier allemand, auteur du livre La vie secrète des arbres , traduit en 32 langues et désormais disponible en français, grâce aux éditions Les Arènes et Jacques Tassin, chercheur en écologie végétale au Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement), auteur notamment du livre A quoi pensent les plantes ? paru chez Odile Jacob. 

Et puis en seconde partie d’émission, vers 23h45, en partenariat avec le service Planète-Science du Monde, « Les Echos de la terre » s’intéresseront à un univers appelé, dit-on, à disparaître, le marché aux poissons de Tokyo, objet d’un beau livre intitulé Tsukiji , paru chez Akinomé, et c’est l’un de ses trois auteurs, Gilles Fumey, que nous recevrons pour en parler, il est géographe, professeur à Sciences Po-Paris Sorbonne et chercheur au CNRS, spécialiste de l’alimentation, des risques et de la santé. 

Les phrases de nos invités 
Peter Wholleben : it would'nt be my job, it would be my hobby" (the work with trees) 
Jacques Tassin : "La vie est la liberté s'insinuant dans la nécessité". (Bergson) 

Les liens pour en savoir plus 
Burger King, « roi de la déforestation ».Les ONG pointent du doigt le rôle de la chaîne américaine de fast-food et son manque d’exigence vis-à-vis de ses fournisseurs. Le Monde du 7 mars 2017 

L’objectif d’Envol Vert est la préservation de la forêt et de la biodiversité dans les pays les plus défavorisés et en France, en lien avec les populations locales pour favoriser leurs initiatives de préservation et les aider à développer de nouvelles alternatives économiques à la déforestation. 

Établissement public à caractère industriel et commercial créé en 1964, l'Office national des forêts (ONF) mène son action dans le cadre d'un contrat pluriannuel d'objectifs et de performance avec l'Etat et la Fédération nationale des communes forestières. L'ONF est le premier gestionnaire d'espaces naturels en France. 

Huile de palme : mettre fin à la déforestation. La commission environnement et sécurité sanitaire des aliments du Parlement européen a adopté un ambitieux rapport qui s’attaque à la déforestation induite par l’huile de palme et ses conséquences humaines et environnementales. Ce rapport est le fruit d’un long travail de mobilisation des Verts au Parlement européen.LES VERTS/ALE au PARLEMENT EUROPEEN, 09/03/2017 

21/03 : Journée internationale des forêts. Cette année, les forêts et l'énergie sont à l'honneur. 

L’UE tentée par une comptabilisation fantaisiste du CO2 des forêts.Les États membres peuvent gérer leurs forêts à leur guise. Mais le débat éternel entre le mode de comptabilisation du CO2 des forêts risque de priver le monde de puits de carbone essentiels,par Hannah Mowat qui est responsable des forêts et du climat pour l’association Fern. EURACTIV, 08/03/2017 

Le WWF a publié un nouveau conso guide pour aider les amateurs de poisson à diversifier leur consommation. L’Océan dans votre assiette révèle les histoires cachées de nos menus et amène le grand public vers des poissons moins courus grâce à des recettes revisitées par de grands chefs représentant plusieurs pays d’Europe. 

Le Moins de la semaine : Huile de palme : une demande croissante au détriment de l’environnement 
On le sait aujourd'hui : l'huile de palme fait partie de notre quotidien. Cette huile est utilisée dans de nombreux cosmétiques et produits alimentaires (chips, margarine, etc.), mais également dans le carburant. Malgré une condamnation croissante par ceux qui prônent un retour aux produits biologiques et naturels, la demande de cette huile est croissante. Néanmoins, elle reste une source de déforestation et de disparition d'espèces naturelles, à cause de cette demande qui oblige à planter toujours plus d'arbres à huile de palme.  

Jeudi 9 mars dernier, un rapport a été voté pour appeler la Commission européenne à renforcer les mesures environnementales pour lutter contre la déforestation dans les régions de production. Le texte propose de cesser l’utilisation de l’huile de palme dans les biocarburants d'ici 2020 et de développer une certification pour les produits contenant de l’huile de palme produite de manière « socialement responsable ». 
Au sein de la cité vosgienne coule la Meurthe. Il existait avant trois papeteries qui faisaient partie des industries utilisant l'eau de la Meurthe pour leur énergie. Mais l'arrivée du nucléaire et de ses prix bas a obligé de nombreuses entreprises à se tourner à abandonner les barrages hydroélectriques. Depuis l'arrivée de Ericsol, société fondée en 2010, un soutien de poids est possible pour le lancement de projets citoyens d'énergie renouvelable. Photographie prise le 9 juin 2016 montrant le lac et le barrage Roselend situés dans le sud-ouest de la France à Beaufort. 

Il s'agit d'une SAS à statuts coopératifs permettant des associations de citoyens pour promouvoir des projets comme des centrales photovoltaïques, des barrages hydroélectriques ou des fermes éoliennes. Ainsi, la filiale HydroRaon gérant le barrage vosgien a créé un barrage permettant le passage des poissons, des canoës et d'un système laissant circuler les sédiments afin de ne pas perturber le milieu aquatique. "Une fois opérationnel, le système produira 1847 MWh par an, ce qui devrait permettre d’alimenter environ 700 foyers hors chauffage et eau chaude. Comme sur son autre barrage de Moyenmoutier, à quelques kilomètres de là, un emploi à temps partiel (dix heures hebdomadaires) sera créé afin d’assurer la surveillance du site".