mardi 18 avril 2017

Le conservatisme, c’est le progrès ?


Pour Bérénice Levet, il n'y a pas de droitisation de la France ni de l'Europe d'ailleurs, ce sont simplement les peuples qui réclament leur dû: leurs besoins anthropologiques de frontières, d'identités et d'enracinement. 

Pour Bérénice Levet, "Le progressiste est ce qui reste de l’homme de gauche lorsqu’il ne croit plus qu’en une chose : le culte de la nouveauté, du mouvement, la marche ou plutôt la fuite en avant, car peu importe où l’on va, l’essentiel est d’y aller, d’avancer et d’enterrer le passé. De la foi dans l’instruction, dans les Lumières, dans les humanités, dans la culture comme formation de l’esprit au contact des grandes œuvres, rien ne demeure. L’émancipation reçoit une définition toute négative, elle se confond avec la déliaison, le déracinement, la désaffiliation. Le progressiste, et c’est dans doute sa définition la plus parfaite, a programmé l’obsolescence de l’être occidental. Le monde rêvé par les progressistes n’est pas un monde plus juste, mais un monde qui ne tiendrait plus par aucun fil du passé, un monde d’où toute poussière du passé aurait été effacée." (Le crépuscule des idoles progressistes, Stock, 2017)