lundi 27 mars 2017

Le Front national réclame aussi une enquête sur le « cabinet noir »


Marine Le Pen est convaincue d'être, avec François Fillon, une cible privilégiée du gouvernement hollandais. 
Au moment où Marine Le Pen rencontrait officiellement Vladimir Poutine, pour la première fois, jeudi, à Moscou, le Front national a réagi sur l'affaire du «cabinet noir» de l'Élysée, dénoncée par François Fillon. 

Le candidat de la droite n'est pas le seul à s'interroger sur l'instrumentalisation politique de la police et de la justice. La présidente du FN, elle aussi, est convaincue d'être une cible privilégiée. 

Visée par diverses enquêtes, elle dénonce les «viols du secret de l'instruction» et «l'opportunisme du calendrier judiciaire», également destiné, selon elle, à contourner «le débat de fond». De son côté, Gilbert Collard a interpellé le ministre de la Justice sur les réseaux sociaux, puis via un communiqué diffusé jeudi. Ciblant directement Robert Gelli, directeur des affaires criminelles et des grâces au sein du ministère de la Justice, il a demandé au garde des Sceaux s'il avait «diligenté une mission d'inspection afin qu'une personnalité aussi partiale cesse de jeter le discrédit sur l'ensemble de l'institution judiciaire»

Dans l'hypothèse d'une plainte en diffamation du chef de l'État contre le président des Républicains, Wallerand de Saint Just estime que l'hôte de l'Élysée n'irait jamais au bout d'une telle procédure. «La jurisprudence accorde à un candidat le droit de dénoncer des révélations dirigées contre lui. Surtout, une telle plainte aboutirait à un procès extraordinaire d'où François Hollande sortirait en lambeaux», juge l'avocat frontiste.