jeudi 2 février 2017

Dix-sept policiers radicalisés ont été recensés de 2012 à 2015 par la préfecture de police de Paris


Dix-sept cas de policiers radicalisés ont été recensés entre 2012 et 2015 dans les rangs de la police de proximité de l'agglomération parisienne, selon une note révélée ce mercredi par le livre "Où sont passés nos espions ?" (Albin Michel). 

Cette note de la Direction de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne (DSPAP), datée du 9 décembre 2015, vise à cerner ce phénomène qui "a connu une accélération en 2014", avancent les journalistes Eric Pelletier et Christophe Dubois. 

Ces radicalisés sont "jeunes, entrés dans la police au milieu des années 2000 et issus d'un concours interne, nombre d'entre eux étant d'anciens adjoints de sécurité, les emplois jeunes de la police", ajoutent-ils. Quatre des 17 cas sont de jeunes convertis

Les "femmes sont impliquées dans un tiers des incidents et semblent très déterminées", notamment au sujet du port de l'uniforme, affirment les deux journalistes. 

Parmi elles, une femme agent de surveillance en poste dans le 13e arrondissement de Paris qui se présente en septembre 2014 en hijab devant le médecin-chef, refusant la visite médicale. Le mois d'après, elle s'emporte contre le port de l'uniforme, comparant son pantalon à "une saleté de torchon de la République". 

Sur Facebook, elle appelle à la revanche des musulmans : "Lorsque Allah aura décrété la guerre, ils vont pas nous reconnaître ces lopettes de sionistes. [...] Les attentats des tours jumelles à New York et chez Charlie Hebdo c'est comme dans les films américains et français : c'est une question de budget." Elle est en arrêt maladie depuis février 2015.