lundi 13 février 2017

Au jeu de l'immigration, les gros internationaux gagnent, les petits Français perdent


Canadien, ancien de Goldman Sachs, Mark Carney, nommé gouverneur de la Banque d'Angleterre en 2013, a reconnu sans ambages la pression à la baisse sur les salaires qu'exerce l'immigration. Dans son premier discours prononcé à Nottingham, il a affirmé : "Cela (l'immigration) peut être, ou ne pas être, bon  pour les profits des entreprises mais ce n'est certainement pas bon pour la productivité ou pour le niveau de vie des personnes à faible ou moyen revenu. (...) En rendant la main-d’œuvre bon marché, (l'immigration) supprime une incitation au gain de productivité. Faible salaire, faible engagement"

On retiendra le point de vue du professeur d'économie américain, George Borjas, pour qui la politique migratoire est une politique de redistribution des richesses, qui permet à la superclasse mondiale de s'en mettre plein les poches pendant que les peuples se font tonsurer, ceux du Nord s'appauvrissant. Ce qu'il exprime de la façon la plus crue après une longue analyse : "En Bref, le débat sur l'immigration est une lutte serrée entre les gagnants et les perdants".

Voilà des éléments qui devraient éclairer le débat public sur l'immigration. Tout comme la mondialisation, l'immigration a ses gagnants et ses perdants, du simple point de vue économique : le capital, les multinationales et les hauts revenus du côté des gagnants ; les petits, les moyens salaires et les contribuables non délocalisés du côté des perdants.

Jean-Yves Le Gallou, Immigration : la catastrophe. Que faire ?