mercredi 11 janvier 2017

Le seul enseignement que l'on puisse tirer de ce lamentable assaut coordonné des forces dominantes du centre catholique en France, c'est qu'ils veulent vous empêcher d'être catholiques

Finalement, le seul enseignement que l'on puisse tirer de ce lamentable assaut coordonné des forces dominantes du centre  catholique en France, contre ceux qu'ils nomment avec mépris identitaires, c'est qu'ils veulent vous empêcher d'être catholiques. 

Pourquoi ? Parce que vous faites tache sur la photo, que vous pétez à table, que vous êtes beaufs et laids, que vous braillez trop fort, qu'on ne ne vous invite pas à des dîners en ville où vous risqueriez de déraper. 

Vous êtes les nouveaux Samaritains. On vous a dit d'aller prier au temple de la mondialisation bienheureuse et du partage avec l'autre, et vous n'avez pas voulu, pas à n'importe quel prix. On vous a dit d'oublier votre patrie, contre toute évidence et contre l'avis de tous les saint Jean-Paul II de la terre, et vous avez refusé. Alors, vous avez prié le même Dieu, avec la même foi et la même espérance, la même charité quand vous y arriviez, mais sur une autre montagne. Ce qui prouve que vous êtes des beaufs. 

Ce qui implique que vous n'avez pas le droit d'être catholiques parce que des petits marquis de salon, arbitres des élégances en ont décidé ainsi. 

Parce qu'il ferait beau voir que Marion Le Pen, Robert Ménard et même Robert de Maubeuge le chômeur en fin de droits soient catholiques. Ils mentent, ou ils trichent, ou ils inventent. 

Contrairement aux habitants de Vaucresson, Saint-Germain en Laye ou Paris VIIIème, Bordeaux Centre et Sablé-sur-Sarthe, qui sont bien habillés, prient au premier rang des églises, et font sonner la trompette pour saluer leurs bonnes œuvres. Eux sont les catholiques, vous dit-on, et eux seuls décident qui peut en être

Eux n'ont pas à donner d'argument parce qu'ils ont des faces de sauvés. De nature et de naissance. 

Alors, rentrez chez vous, les beaufs, les jackys, les Zids de France, l'Eglise catholique ne veut pas de vous. Elle jette des ponts, mais pas pour vous : vous, vous passerez par le souterrain, par la porte de derrière, par l'escalier de service, et encore, si les catholiques, les vrais, les beaux, les ceux du centre, ceux des grands médias, ceux des grands cabinets d'avocat, ceux des grands partis, ceux de la haute noblesse, daignent vous l'accorder. 

Rentrez chez vous, il n'y a pas de place pour vous dans le Royaume. 

Jacques de Guillebon