lundi 12 décembre 2016

Trump, Brexit, référendum italien : L’UE veut rapidement pouvoir censurer Facebook, Twitter et Youtube « en moins de 24 heures »


La Commission Européenne – organisme non élu dirigeant l’UE – a menacé de faire passer une loi au parlement européen afin de censurer « dans les 24 heures » les contenus publiés sur Facebook, Youtube, Twitter que Bruxelles estime dévier de la ligne idéologique officielle. 

La commissaire européenne à la « Justice », Věra Jourová, a admis que les récentes victoires du Brexit, de Trump et l’échec du référendum italien étaient à l’origine de l’accélération de cette décision. 

Breitbart rappelle (source) : En mai dernier, les géants américains du numérique ont signé un « code de conduite » imposé par la Commission Européenne afin qu’ils coopèrent en vue de « pénaliser » et « sanctionner » les « particuliers contrevenants » ainsi que de s’engager à promouvoir des contenus politiques prévalidés par l’UE et sa direction politique. 

S’exprimant dimanche dernier, le Commissaire Européen à la « Justice » a ajouté les « fausses nouvelles » à la liste des contenus devant être censurés en ligne. Un mot d’ordre contre les réseaux sociaux lancé par Barack Obama en Grèce au lendemain de la défaite de Hillary Clinton face à son opposant (voir ici). 

En réalité, les médias dominants affiliés au système politique occidental ont vu leur crédibilité largement remise en cause suite à leur campagne contre le Brexit et Donald Trump. 

Sur ces entrefaites, un rapport de la Commission Européenne affirme que la censure prend « beaucoup trop de temps » en Europe, à l’exception de la France ou de l’Allemagne où les gouvernements renforcent puissamment la répression des idées déviantes en ligne. 

Le Commissaire Européen Věra Jourová a déclaré au Financial Times (source) : 
« Si Facebook, Youtube, Twitter et Microsoft veulent me convaincre ainsi que les ministres que l’approche non-législative peut marcher, alors ils devront agir rapidement et faire un gros effort dans les prochains mois ». 

La commissaire a explicitement admis que les résultats électoraux récents ne convenaient pas à Bruxelles qui entend donc diriger le flux de l’information sur le continent : 
« Les dernières semaines et les derniers mois ont montré que les réseaux sociaux doivent assumer leur important rôle et prendre leur part de responsabilité quand on en vient à des phénomènes comme la « radicalisation », les discours « de haine illégaux » ou les « fausses nouvelles ». » 

Cette confusion délibérée entre les élections démocratiques britannique, américaine ou italienne et le radicalisme djihadiste vise explicitement à légitimer ce projet de censure généralisée voulu par l’UE.