samedi 17 décembre 2016

Les ralentisseurs seraient responsables de milliers de morts à cause de la pollution engendrée


Le ralentisseur, ou plus familièrement dos d'âne, est souvent critiqué par les usagers de la route pour l'inconfort qu'ils apportent. Mais au-delà de ce simple aspect et de l'usure des autos, ils posent aussi un problème de pollution. Une étude anglaise montre que les ralentisseurs seraient responsables de 25 000 morts par an à cause de la pollution supplémentaire engendrée. 

En France, dans bien des villes, les ralentisseurs pullulent et sont rarement construits de la même façon. Il en existe de toutes les longueurs, mais aussi et surtout de toutes les hauteurs et de toutes les formes, si bien que parfois, passer un dos d'âne s'apparente plus à de l'escalade nécessitant de repasser la première que d'un simple petit ralentissement. 

Au Royaume-Uni, la NICE (institut national pour la santé et la qualité des soins) demande au gouvernement de faire une table ronde pour repenser les normes sur les ralentisseurs, qui seraient responsables de 25 000 morts par an, à cause de la pollution. 

En effet, certains ralentisseurs demandent tellement aux automobilistes de freiner et ensuite de réaccélérer que cela crée un pic de pollution, et, parfois, de vrais petits embouteillages s'ils sont placés aux abords d'un rond-point ou d'une zone spéciale. Comme ça a été dit et expliqué maintes et maintes fois, la meilleure façon de combattre la pollution d'un axe routier ou urbain n'est pas forcément de vouloir à tout prix réduire la vitesse, mais plutôt de faire en sorte que le trafic soit coulé, constant et régulier. C'est en tout cas particulièrement vrai dans les villes où les variations de vitesses sont importantes.