vendredi 2 décembre 2016

Le stationnement bientôt payant pour les motos et scooters ?


C’est la proposition qu’a fait le groupe Europe Ecologie les Verts au Conseil de Paris : faire payer les deux-roues qui stationnent en ville, même sur les trottoirs. 
Actuellement l’un des avantages d’être à moto, c’est que l’on peut se garer pratiquement partout, et gratuitement. Malheureusement, c’est un acquis qui pourrait bientôt changer. En effet, le groupe Europe Ecologie les Verts a proposé au Conseil de Paris de faire payer le stationnement des motos et scooters. 

Comment payer et quel sera le prix ? 
Interrogé par nos confrères de BFM TV, David Belliard, l’élu du 11e arrondissement de Paris explique qu’un forfait à l’année pourrait être mis en place. Les motards et scooteristes payeraient donc un forfait pour pouvoir se garer toute l’année. Ils recevraient une petite pastille à coller sur leur machine afin de prouver qu’ils ont bien payé. Après les vignettes qui autorisent ou pas les véhicules à entrer dans Paris en fonction de leur taux de pollution, voici les vignettes qui vous autorisent, ou non, à vous garer en deux-roues. Il semblerait donc que la mairie de Paris soit fan de ce genre de petits autocollants… 

En ce qui concerne le prix de ces abonnements, aucune information n’a, pour le moment, été donnée.

Des horodateurs plus écologiques 
A cette nouvelle forme de paiement (à l’année pour les deux-roues), s’ajoutent de nouveaux horodateurs. Ils sont plus écologiques puisqu’ils ne fournissent plus de papier. Vous n’avez qu’à renseigner votre plaque d’immatriculation pour payer. Ces nouveaux horodateurs sont de plus en plus nombreux. Ils devraient être généralisés d’ici septembre 2017 et pourraient aussi être appliqués aux deux-roues. 

Jean-Marc Belotti, de la Fédération Française des Motards en Colère, n’a pas mâché ses mots par rapport à cette idée 
Pour lui, c’est une proposition faite par des «écologistes extrémistes et motophobes. Ils contribuent énormément de par leur mobilité, à la fluidification du trafic. Ce sont souvent des gens qui viennent de la banlieue et qui ont besoin d’avoir un moyen de transport personnel pour venir à Paris, pour différentes raisons.»