jeudi 1 décembre 2016

Après les menaces de mort et l’intimidation, le passage à tabac et la tentative de meurtre


Dimanche 20 novembre au soir, à Conflans, Jérôme a été tabassé et on lui a plaqué un couteau sur le ventre juste avant que la police n’intervienne. Le drame a été évité de justesse. 

Albertville 
C’est lassée de voir « l’état de droit qui n’est plus respecté » qu’une personne est venue nous soumettre le calvaire subi par Jérôme au Champ de Mars : « Une bande de jeunes a décidé que le quartier lui appartenait et que lui et sa famille devaient dégager. Ils ont essuyé menaces de mort, intimidations et pour finir, le père a été tabassé et l’objet d’une tentative d’homicide. J’ai le sentiment que notre société reste démunie face à de tels actes, il était insupportable de voir la détresse de ses enfants après l’agression »

Une cinquantaine d’individus débarquent devant sa maison 
Tout a commencé il y a une semaine et demie rapporte la victime, Jérôme, plus précisément le samedi 12 novembre. « Nous avons un petit jardin ou mes filles jouaient quand des gamins sont venus les insulter. Je leur ai dit que le terrain était privé, qu’il devait partir, un grand s’en est mêlé, m’a insulté, des coups ont été échangés. Il avait une capuche, était grand, j’ai cru à tort qu’il était mineur et oui, je l’ai frappé… Je serai puni pour ça et ce sera normal ». Précisant que son casier judiciaire est vierge, il ajoute, « ça fait un an et demi que l’on est harcelé ». Le jeune avec qui il a eu des démêlés à un grand frère… et c’est selon Jérôme « à une cinquantaine qu’ils sont venus à la maison, essayant de défoncer la porte avec un pied-de-biche. Heureusement qu’elle est blindée, sinon, je ne sais pas ce qui serait arrivé ». La police va les évacuer et devant les menaces les mettre à l’abri le mardi suivant à Conflans « mais ils ont dû nous retrouver. Dimanche, alors que j’allais promener mon chien place des Canons, j’ai entendu une voiture arriver rapidement et je me suis vite retrouvé face à trois hommes dont un de ceux qui avait essayé de défoncer ma porte. Au premier coup porté, je me suis pris les pieds dans la laisse de mon chien et effondré… Ils se sont acharnés sur moi avant de me relever. J’avais du sang qui dégoulinait sur le visage. Ils m’ont pris en photo et dit qu’elle ferait le tour du Champ de Mars. Ils m’ont ensuite plaqué un couteau sur le ventre ». À la fenêtre de l’ancien centre international de séjour, la femme de Jérôme et ses filles assistent impuissantes à la scène. Elles ont appelé la police qui intervient rapidement et le sauve d’une situation qui aurait pu virer au drame. « Je les remercie au même titre que la mairie, ils ont été supers ». 

Emmené à l’hôpital, Jérôme en est ressorti avec un trauma facial, deux points de suture et une infection de l’œil. Sa famille et lui ont été éloignés d’Albertville : « Je ne comprends pas pourquoi ça a été si loin, lâche Jérôme. C’est une tentative de meurtre, ce n’est pas à prendre à la légère. J’ai tout perdu aujourd’hui, l’appartement, le jardin, je ne sais même pas si on pourra récupérer nos meubles ».