jeudi 17 novembre 2016

Rappel : La panoplie de l'espion (ou le matériel qui existait bien avant la loi renseignement...)


Les "grandes oreilles"
Installé dans le sous-sol de l'hôtel des Invalides à Paris, le GIC, pour Groupement Interministériel de contrôle, réalise environ 6 000 pour les ministères de l'Intérieur, de la Défense et des Finances. A elle seule, la Direction centrale du renseignement s'octroie près de la moitié. Le rêve inavouable des services est de disposer d'un allié au sein des GIC pour brancher dans le dos de la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité.

Les valises d'interception
La DCRI, comme la DGSE, dispose de mallettes conçues pour capter des conversations sur téléphones portables plusieurs centaines de mètres alentour. En branchant ainsi les portables à la source, les services n'ont besoin d'aucune autorisation, puisque la loi du 10 juillet 1991 sur les écoutes téléphoniques n'a pas prévu les interceptions hertziennes. Lorsqu'elle écoute un portable, la DCRI peut aussi le transformer en micro et entendre en douce tout ce qui se dit dans la pièce. 

Les catchers
Dissimulés dans des sac à dos, ces appareils espions récupèrent les identifiants du boîtier et de la carte SIM des portables, même en mode veille.

La DCRI dispose d'une unité mobile spécialisée, qui peut, depuis la rue, capter en direct les frappes sur un clavier d'ordinateur. 

Le dernier gadget digne de James Bond : un système embarqué dans une camionnette capable d'entendre à distance à travers les murs d'une maison...
Le Point n°2053