dimanche 12 juin 2016

Autriche : fraude confirmée à l’élection présidentielle


C’est donc possible, on le savait. Et ce sera possible en France aussi, évidemment, cette grande démocratie où le peuple est censé décider de ses représentants : la fraude massive lors du vote de l’élection présidentielle en Autriche le 22 mai se confirme. 

Après avoir longtemps hésité à faire appel des résultats, le FPÖ a enfin décidé de contester devant la Cour constitutionnelle la victoire du candidat de l’oligarchie, l’écolo-gauchiste Van der Bellen. Lors d’un second tour que la France et l’Europe entière ont suivi avec passion, ce dernier l’a officiellement emporté de justesse, à 50,3 % des suffrages contre 49,7 pour le candidat populiste de droite, soit moins d’un point de pourcentage.

Mercredi, le président du FPÖ, Heinz-Christian Strache, a soumis un rapport de 150 pages à la Cour constitutionnelle, affirmant avoir découvert de « nombreuses irrégularités et dysfonctionnements » lors du décompte des votes. La plainte la plus importante tourne autour du dépouillement des votes par correspondance. Des irrégularités ou fraudes ont été relevées dans 94 des 117 bureaux de vote régionaux. Dans 82 bureaux, au moins 573 000 bulletins ont été dépouillés ou comptés avant que les représentants de la commission électorale ne soient sur place pour surveiller le processus. Près de 2 000 votes ont également été rejetés pour des violations plus graves, notamment des adolescents non encore en âge de voter qui se sont rendus aux urnes…

Avec le slogan de campagne « l’Autriche d’abord », Hofer et le FPÖ ont porté la forte opposition d’une partie du pays contre le multiculturalisme forcé, la mondialisation et l’immigration de masse, mais aussi sa colère et son inquiétude devant la façon dont les partis au pouvoir gèrent l’invasion migratoire.

La contestation officielle pourrait conduire au moins à un recomptage partiel. Pour cela, le tribunal doit constater que la loi a été violée et que la violation a pu influer sur le résultat final de l’élection.

Nous devrons nous aussi être très attentifs à ce qui se passera chez nous dans moins d’un an. Manuel Valls ayant donné le ton en déclarant qu’il était « prêt à tout pour faire barrage au Front national ».

Caroline Parmentier Article paru dans Présent n° 8627 daté du 11 juin 2016
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