mercredi 4 mai 2016

TTIP/TAFTA : Greenpeace révèle des documents confidentiels... provisoires


A grands renforts d'annonces dimanche, elle l'avait promis pour ce lundi 2 mai en fin de matinée. Greenpeace souhaite porter un nouveau coup aux négociations actuellement en cours entre l'Europe et les Etat-Unis sur l'accord de libre échange entre les deux continents plus connu sous le nom de TTIP ou de TAFTA en anglais. 

L'ONG a rendu publics des documents confidentiels mettant en lumière les menaces du TTIP "sur la santé, l'environnement et le climat". Au final, il s'avère que les documents de Greenpeace concernent le 12e round des négociations du TAFTA, alors qu'un 13e vient de se terminer la semaine dernière à New York, et ne portent que sur 12 des 24 chapitres du traité d'accord transatlantique. "Ce traité mettrait les intérêts des grandes entreprises au centre du processus de décision politique et législatif au détriment des enjeux environnementaux ou de santé publique", a déclaré dimanche le directeur de l'unité européenne de Greenpeace, Jorgo Riss. 

Toujours d'après l'ONG, le "principe de précaution" devraient partir à la trappe, ce qui permettrait la distribution potentielle de produits dangereux. 

Idées reçues, répond la Comission européenne sur son blog, sous la plume de la commissaire au Commerce Cecilia Malmström. 

"Ce texte reflète les positions de négociation de chaque partie et rien d’autre", assure la commissaire, ajoutant que "sur les demandes trop éloignées des intérêts d’une partie, il n’y aura simplement pas d’accord.", écrit-elle. Cecilia Malmström indique en outre qu’il n’y aura "pas de baisse du niveau de protection des consommateurs, de la sécurité alimentaire ou de l’environnement". Au cours des négociations, l'Europe comme les Etats-Unis produisent chacun leur texte, avant une version consolidée dans un texte commun. Jusqu'à présent, les propositions américaines étaient restées confidentielles. 

En France, pour Manuel Valls, le Tafta "ne pourra pas aboutir s'il n'apporte pas les garanties que le niveau d'exigence que nous avons en France pour la santé et l'environnement de nos concitoyens sera maintenu", a récemment déclaré le Premier ministre. Et "aujourd'hui, nous sommes trop loin du compte", avait-il ajouté. 

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