mercredi 4 mai 2016

Des gardiens de prison radicalisés serrent la main à leurs "frères" détenus, pas à leurs collègues féminines


A Arles, la pratique d'un islam radical par deux surveillants de prison inquiète, alors que les deux hommes refusent de serrer la main à leurs collègues féminines et se rapprochent des détenus musulmans.

On connaissait déjà le problème des détenus qui se radicalisent en prison, voilà qu'il va falloir traiter de celui des gardiens. A Arles, le Syndicat pénitentiaire des surveillants (SPS) est très inquiet à cause des pratiques religieuses de deux surveillants de la Maison centrales, comme le raconte la Provence. "Comment peut-on faire confiance à un agent qui refuse de serrer la main d'un autre agent, et refuse de lui parler sous prétexte que c'est une femme, sous couvert de croyances personnelles ?" interpelle-t-il dans un communiqué. Les deux surveillants visés sont arrivés respectivement il y a six mois et un an dans cet établissement. Leur comportement est à l'origine d'un mal-être et d'une grande inquiétude chez leurs collègues.

Le délégué UFAP à la centrale d'Arles confirme : "Ils sont réfractaires au serrage de mains du personnel féminin. Ils refusent même de serrer la main aux directrices de l'établissement, bien qu'ils leur disent bonjour. Forcément, c'est choquant." Plus grave, leur promiscuité avec les détenus musulmans. Les deux hommes n'hésitent pas à serrer la main aux prisonniers, ils s'appellent "frères" entre eux et se parlent en arabe. Ils "sont bien vus par une certaine catégorie de détenus" souffle le délégué. D'autres surveillants musulmans se disent attristés par l'image de leur religion renvoyée par les deux hommes, et refusent de leur serrer la main par solidarité avec leurs collègues féminines. 
Alertée de la situation, la Direction de l'administration pénitentiaire a indiqué "qu'on ne pouvait rien faire car le fait de ne pas serrer la main d'un collègue n'a rien d'illégal."