lundi 26 octobre 2015

Marine Le Pen, présidente de la République : pour Boutih, c'est «joué d'avance»


Le député socialiste de l'Essonne estime que la présidente du Front national est «absolument» en mesure de devenir présidente de la République. 

C'est une phrase qui devrait faire parler d'elle au sein du Parti socialiste. Invité dimanche de BFM Politique, le député socialiste Malek Boutih a livré son pronostic pour l'élection présidentielle de 2017. «Je n'ose pas le dire mais je crois que 2017, c'est un peu joué d'avance (...) en l'état actuel des choses, je ne vois pas comment Marine Le Pen ne gagne(rait) pas l'élection présidentielle», a lâché l'élu de l'Essonne. 

«Je ne crois pas que ce soit une question de casting. Quelque part, malheureusement, j'ai le sentiment, qu'on est dans une situation de crise politique et qu'à jouer le casting, c'est encore refuser de voir le fond des choses», a completé Malek Boutih, interrogé sur l'intérêt que le PS aurait à être représenté par Manuel Valls ou François Hollande. 

Poursuivant: «Moi ma crainte, ce n'est pas que la gauche perde. C'est que la République perde 2017.» Relancé par la journaliste, le socialiste a jugé que Marine Le Pen est «absolument» en mesure de devenir présidente de la République. Et quid d'un changement de cap du gouvernement? «Peut-être même que s'il y a un peu de changement, ça ne suffira pas à l'arrêter.» 

Avant 2017, il y aura les élections régionales de décembre. Marine Le Pen est candidate à la présidence de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie. Les sondages lui sont favorables. Mais contrairement à Malek Boutih pour l'élection présidentielle, le gouvernement se veut prudent. A l'image de la ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, qui ,dimanche sur France 5, a trouvé «dramatique» que Marine Le Pen soit présentée «partout» comme la «future présidente» de région.