jeudi 1 octobre 2015

Le Front national ferme sa porte à Nadine Morano


Plusieurs cadres ont fermé la porte du parti à l'eurodéputée lorraine... 

Après ses propos polémiques sur la « race blanche », Nadine Morano s’est vue retirer son investiture pour les élections régionales de décembre 2015. Pour se présenter aux élections, l’eurodéputée pourrait être tentée de se tourner vers le FN, dont le fondateur Jean-Marie Le Pen a été le premier à la soutenir publiquement après ses propos tenus samedi dans l’émission On n’est pas couché sur France 2. Mais le FN ne veut pas de Nadine Morano. En revanche, le Siel, un parti satellite du FN, est prêt à accueillir l’ex-ministre, selon Le Scan du Figaro

« Non, on ne veut pas la récupérer », a lâché ce mercredi le vice-président du FN Florian Philippot à l’antenne de France Info. Auprès du Parisien, le proche de Marine Le Pen, également candidat en Lorraine pour les régionales, est encore plus direct. « Surtout pas ! », répond-il lorsque le journal lui demande si Nadine Morano aurait sa place au FN si elle quittait Les Républicains. 

« Son énorme problème, c’est qu’il y a zero convictions, aucune colonne vertébrale idéologique. C’est juste une adaptation à une situation donnée, en conséquence des intérêts électoraux. Sur le fond, la question de la race blanche ne fait pas un dénominateur commun. Elle a toujours eu un engagement immigrationniste, laxiste et européiste. Ce qu’elle a fait, au-delà du buzz, est en totale contradiction avec le Front national », répond Florian Philippot au Parisien. 

Mardi, la présidente du parti avait déjà taclé l’eurodéputée sur RFI, parlant d’une « énorme provocation grossière de Madame Morano ». Pourtant, Marine Le Pen s’était montrée plus indulgente dimanche, « mais l’ampleur de la polémique a visiblement durci le ton de la patronne du FN », note Le Scan. 

La porte du SIEL est ouverte sous conditions 
Si le FN ferme par avance sa porte au nez de Nadine Morano, ce n’est pas le cas du parti Souveraineté, indépendance et libertés (Siel).« Je salue le courage de Nadine Morano », a déclaré Karim Ouchikh, le président du petit parti satellite du FN, au Scan. « Oui, le Siel serait heureux d’accueillir Madame Morano » car il dit observer « une proximité idéologique » entre la femme politique et ce mouvement « souverainiste sur les institutions, conservateur sur les questions sociétales et libéral sur l’économie ». 

Mais le Siel pose tout de même des conditions. Pour être acceptée, Nadine Morano devrait reconnaître « avoir fait des erreurs en soutenant le Traité de Lisbonne, l’espace Schengen et la réintégration de la France dans le commandement intégré de l’Otan ».