dimanche 12 juillet 2015

Ils inventent un savon anti-paludisme pouvant sauver des milliers de vies

Alors que le paludisme touche toujours 200 millions de personnes dans le monde et fait 600 000 morts chaque année, l’invention de deux étudiants burkinabé et burundais pourrait bien changer la donne. Ces deux jeunes chercheurs ont mis au point un savon permettant d’éloigner les moustiques et de tuer leurs larves, empêchant le paludisme de se transmettre.

11 juillet 2015 / Catégories: Articles, Rédaction / Tags: faso, invention, lutte, maladie, malaria, moustique, paludisme, savon, soap, solution / Réclamations et signalements

Le Faso Soap offre un espoir très attendu de réduire la propagation du paludisme, également appelé malaria, maladie essentiellement transmise par les piqures de moustiques infectés. C’est notamment pour cette raison que le moustique est connu comme l’animal le plus « dangereux » du globe. À ce titre, il « tue » près de 80 000 fois plus que le requin.

Près de la moitié de la planète est exposée au paludisme. En 2014, 97 pays étaient confrontés à la transmission continue de cette maladie. Mais si la plupart des cas proviennent d’Afrique subsaharienne, l’Asie et l’Amérique latine sont également affectées. On relève aussi, dans une moindre mesure, des cas de transmission au Moyen-Orient et en Europe. À ce jour, il n’existe pas encore de vaccin pour lutter contre le paludisme, c’est pourquoi le Faso Soap apparait comme une idée particulièrement innovante.



Une solution accessible à tous

Ce savon particulier est composé à partir de citronnelle, de karité et d’autres ingrédients gardés secrets. Produit à partir de ressources locales, il est conçu pour être accessible à tous. Se laver et faire sa lessive avec ce savon permettrait, en principe, d’éviter la prolifération des moustiques qui se reproduisent rapidement dans les eaux stagnantes. Avantage de taille, ce savon ne présente pas d’effet secondaire contrairement aux habituels traitements préventifs. De plus, il ne sollicite aucun changement d’habitude et offre un atout non négligeable dans les pays où la maladie frappe : un très faible coût.

Gérard Niyondiko et Moctar Dembele, les deux étudiants inventeurs, espèrent pouvoir concrétiser leur projet et commercialiser le Faso Soap au prix de 300 francs CFA, soit 46 centimes d’euros l’unité. En 2013, ils ont d’ailleurs reçu un prix de l’université de Berkeley en Californie lors de la Global Social Venture Competition, pour le génie de leur invention pourtant si simple.