vendredi 5 juin 2015

Les riches ne se battent pas contre les Etats, ils se battent pour les contrôler encore mieux

Au cours de ces dernières années, on avait pu voir dans la crise une offensive de grande ampleur lancée par les marchés financiers contre les États. On n’en est plus là, comme l’a montré l’arrivée au pouvoir d’anciens employés de Goldman Sachs à Athènes, à Rome ou à Francfort. Comme le dit Emmanuel Todd, « les riches ne se battent pas contre les Etats, ils se battent pour les contrôler encore mieux. Bruxelles, les marchés, les banques, les agences de notation américaines : ce faux nez camouflent la prise du pouvoir politique, à l’échelle mondiale, par les plus riches. [...] Aujourd’hui, l’Etat est prioritairement un État de classe. Le capitalisme financier contrôle à nouveau les États [...] Les banques, qui contrôlent aussi les moyens de paiement des citoyens, ont pris l’État en otage pour le compte de leurs riches actionnaires [...] L’État devient une machine à rançonner les populations au bénéfice des plus riches ».
Alain de Benoist, Le Traité transatlantique et autres menaces