dimanche 28 juin 2015

Comme un coureur en déséquilibre, le changement trop rapide ne peut que s’accélérer jusqu’à sa chute

Comme un coureur en déséquilibre, le changement trop rapide ne peut que s’accélérer jusqu’à sa chute. Les divers troubles qu’il entretient obligent en effet à changer sans cesse le changement. L’opinion qui en souffre crie sans arrêt : « Il faut que ça change ! » Quoi au juste ? Elle n’en sait rien, mais elle le sait fortement. Chaque fois le changement déçoit ses espérances. Car il n’y en aurait qu’un de vrai : que pour un temps, il n’y en ait pas. 

Bernard Charbonneau, Le changement