mardi 19 mai 2015

Totalitarisme à paillettes : à Vienne, des feux tricolores « gay friendly »


Le totalitarisme à paillettes a ceci de très pervers qu’il n’attire pas la méfiance de ses victimes puisqu’il est non sanglant.

Grâce à un vote contesté, le travesti barbu Conchita Wurst avait remporté l’Eurovision l’année dernière, alors que le « mariage » homosexuel s’imposait un peu partout dans le monde occidental. L’Union européenne l’avait fait venir pour chanter, les publicitaires l’affichaient fièrement dans les rues. Et il était relativement malvenu de trouver le spectacle affligeant et la bête de foire assez pathétique. L’accusation d’« homophobie » n’est jamais bien loin.

Un an après, c’est la capitale autrichienne Vienne qui s’apprête à accueillir l’édition 2015 de l’Eurovision. Pour l’occasion, la ville a voulu offrir au monde une leçon de « tolérance et d’ouverture ». Concrètement, en installant des feux tricolores « gay friendly ».

Fini le traditionnel « petit bonhomme » rouge ou vert ; place à des paires homosexuelles. Deux hommes ou deux femmes qui se tiennent par la main sous un cœur.
La démarche n’est malheureusement pas seulement ridicule, elle est également significative d’une démarche parfaitement totalitaire qui impose cette idéologie « homofolle » par tous les biais possibles, même les plus anodins.

Ces feux sont temporaires mais installés dans les endroits les plus fréquentés de la ville. Le message est clair : l’homosexualité est banale, normale et équivalente à l’hétérosexualité. Tout se vaut. La ville précise d’ailleurs : certains petits bonshommes seront remplacés par des couples homme/femme. Gentil de leur laisser une petite place.

Pour parfaire le décor de la ville tolérance, les grilles d’égouts ont même été équipées d’un système de sonorisation pour que les piétons profitent des chansons de la travestie barbue Conchita Wurst. Personne n’échappera à la propagande.

Le totalitarisme à paillettes a ceci de très pervers qu’il n’attire pas la méfiance de ses victimes puisqu’il est non sanglant.


À ceux qui le dénoncent, certains brandissent l’exemple de la Corée du Nord. Comme s’il fallait attendre d’arriver à un tel stade de folie pour réagir. Comme si le totalitarisme se présentait systématiquement avec des bottes, une moustache et des camps de redressement.

La haine médiatique s’acharne sur un mot non prononcé, les tribunaux voient défiler des militants qui ont osé « mal » penser, quiconque remet en cause la doxa est immédiatement « phobe ». Il est devenu risqué de s’opposer à ce que prônent des États qui ont largement dépassé leur rôle en troquant la protection du bien commun contre l’imposition de caprices particuliers.

Comment s’opposer à des gouvernements qui travaillent activement à nous rendre toujours plus seuls face à eux et à leurs idéologies ? Les courageux sont rares, et c’est bien le but de la manœuvre.

Ils ont pourtant été des centaines de milliers à descendre dans les rues de France et d’Europe pour refuser la dénaturation du mariage et la destruction de la famille. Les accusations injustes et le matraquage médiatique n’ont pas suffi à les faire taire, et leur détermination a permis à d’autres de comprendre que le combat n’était pas entre les « phobes » et l’« égalité ». Alors le matraquage s’amplifie, partout et sans arrêt.

Mais sur ce sujet comme sur bien d’autres, les Français, et plus largement les Européens, sont de plus en plus nombreux à comprendre que la prétendue lutte pour l’« égalité » ne sert bien souvent qu’à leur présenter comme un bienfait ce qui les détruit.

Et ceux qui s’opposent pacifiquement à ce totalitarisme LGBT ne sont pas les véritables homophobes prêts à « casser du pédé » gratuitement. Ils l’ont prouvé, leur problème n’est pas les homosexuels.

Ils luttent contre les caprices destructeurs de quelques-uns et la volonté malsaine de vouloir présenter l’homosexualité comme une norme.

Charlotte d'Ornellas