dimanche 17 mai 2015

Le Temple de Mercure reconstruit


Mercure, dieu du commerce, des voyages et messager des autres divinités dans la mythologie romaine que l'on retrouve dans la mythologie grecque sous les traits d'Hermès, a un temple qui lui est dédié au sommet du puy de Dôme. 
Construit au IIe siècle après J.-C. sur les ruines d'un précédent temple, cet édifice était, selon les archéologues et historiens, l'un des plus grands sanctuaires romains d'occident. Il était le centre d'un pèlerinage dont l'influence s'étendait dans toute la Gaulle. Pline l'Ancien aurait mentionné une statue sculptée en l'honneur de Mercure mais sans en préciser la destination. Pour tout dire, aucun écrit ne fait nommément référence au temple ni aucun vestige n'a été retrouvé. Le temple fut délaissé à partir du IVe siècle laissant la place à un établissement monastique, puis oublié jusqu'en 1872 où des fouilles en exhumèrent les fondations. 

Pendant plus d’un siècle, l'édifice est demeuré en l’état, entouré plus tard d’une grille pour seul habillage. En 2013, le projet porté par l’Europe, l’Etat et les partenaires institutionnels locaux pour un montant de 4 millions d’euros, s’est concrétisé avec le démarrage des travaux dont l’objectif est, dans un premier temps, de consolider les fondations initiales. La restauration du temple ne sera que partielle. A terme, seuls les murs d’enceinte, de soutènement et de l’angle sud-est seront reconstruits. 

Une entreprise de l’Allier s’est vue confier la taille des 720 m3 de blocs de pierre extraits de la carrière de Chambois à Mazayes (Puy-de-Dôme). Par ailleurs, 200 tonnes de chaux naturelle ont été injectés pour renforcer les sols. 

La réhabilitation du temple sera terminée à la fin de l’année 2014. La seconde partie sera consacrée aux aménagements extérieurs de l’édifice, avec la reconstitution de l’itinéraire emprunté jadis par les pèlerins ; le but étant d’attirer les visiteurs sur ce site antique édifié au sommet d’un site naturel apprécié des touristes. 

Un chantier important et nécessaire à l’attractivité touristique de l’Auvergne. C’est également la renaissance d’un pan d’histoire locale des arvernes pendant l’occupation romaine.