mardi 26 mai 2015

1926 : année où Ernst Jünger dirige l'hebdomadaire du néonationalisme

Naissance à Leipzig de son premier fils Ernstel (1er mai). Quitte l’Université le 26 mai. S’installe à son compte comme écrivain à Leipzig et entame une intense activité politique et journalistique auprès des anciens combattants de sa génération et de la fraction « bündisch » du Mouvement de jeunesse. Suit des cours de pilotage à l’école d’aviation civile de Staaken et occupe pendant quelques semaines le poste de secrétaire de la Société Fichte. Devient en avril, avec Helmut Franke, Franz Schauwacker et Wilhelm Kleinau, le co-éditeur et l’un des principaux collaborateurs de la Standarte, qui se présente désormais comme « l’hebdomadaire du néonationalisme », puis, après l’interdiction du journal (du 8 août au 9 décembre), prend avec Helmut Franke et Wilhelm Weiß la direction d’Arminius, « organe de combat des nationalistes allemands ». Violemment hostile à la République de Weimar, il publiera jusqu’en 1932 plus de 150 articles politiques dans la presse nationaliste (dont 11 dans la Standarte et 28 dans Arminius). Prend la direction de la collection « Der Aufmarsch » (Leipzig), où il publie et préface le livre de son frère Friedrich Georg, Aufmarsch des Nationalismus (Le nationalisme en ordre de bataille), qui collabore à cette époque aux mêmes journaux que lui. S’impose rapidement en particulier auprès des jeunes, comme l’une des figures de proue du néonationalisme « national-révolutionnaire ». Publication d’une nouvelle édition fortement remaniée de La guerre comme expérience intérieure.

Alain de Benoist, Ernst Jünger, une bio-bibliographie