mercredi 25 mars 2015

Racisme anti-blanc: deux prévenus relaxés

Les "Français blancs dits de souche" ne constituent pas un "groupe de personnes" au sens de la loi française, selon le tribunal correctionnel de Paris, qui a relaxé aujourd'hui un rappeur et un sociologue attaqués pour racisme anti-blanc. 

La 17e chambre estime, dans une décision consultée par l'AFP, que la notion "ne recouvre aucune réalité légale, historique, biologique ou sociologique", que "la blancheur ou la race blanche" n'est "en aucune manière une composante juridique de la qualité des Français" et que "les Français blancs dits de souche ne constituent pas un groupe de personnes" au sens de la loi de 1881 sur la liberté de la presse, qui régit principalement la liberté d'expression en France. 

Elle a relaxé, sur cette base, un rappeur et un sociologue qui avaient conjointement publié en 2010 un livre et un CD au titre commun, "Nique la France", attaqués pour "injure publique à caractère racial" par l'Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l'identité française et chrétienne (Agrif). 

"Il s'agit là d'un groupe d'expression raciste", avait affirmé lors de l'audience le 20 janvier Bernard Antony, président de l'Agrif et ancien député européen du Front National. Pour Saïd Bouamama, "on avait des discours qui hiérarchisaient les Français. Dans les quartiers c'était vécu comme une agression absolue"