mardi 3 mars 2015

Pardonnez-moi monsieur, je ne sais pas m’y prendre. C’est la première fois qu’on me pend.

Dieu soit loué, les francs-maçons débarquent !

Publié le 12 mai 2013 par bibliothequedecombat


L’enthousiasme des soldats du Christ-Roi était indescriptible. Ils ignoraient la peur. Quand les Cristeros entendaient dire que l’ennemi approchait, ils sautaient littéralement de joie, saisissant leurs machettes ou leurs vieux tromblons, ce qui leur tombait sous la main, et dévalaient les collines sus au persécuteur [le Gouvernement franc-maçon de Plutarco Calles], sans regarder s’ils étaient à un contre cent. (…)


Tomasino de la Mora a juste 17 ans, mais il en paraît 15 sur les photographies. Il appartient pourtant au Comité directeur de l’ACJM de Colima. Sa piété lui a valu le grade de préfet dans la Congrégation de Marie. Son courage en fait le correspondant privilégié de l’état-major cristero pour la capitale de l’Etat. Le 27 août 1927, les soldats investissent la maison de ses parents :





- Maman ! Ils vont me tuer !

Le général Flores s’est réservé le soin de l’interroger :

-  Si tu me dis ce que tu sais des Cristeros, je te laisse en vie.

- Vous auriz tort, vraiment, monsieur le général : libre, demain, je continuerais la lutte pour le Christ-Roi au milieu de mes compagnons. Le combat pour la liberté religieuse n’est pas chez nous une matière à option !

- Tu ne sais pas ce que c’est que la mort, moucheron !

- Il se trouve en effet qu’une chose pareille ne m’est encore jamais arrivée. Et vous, mon général ?

Tomasino de la Mora fut pendu le soir même, sans jugement. Rius Facius raconte que son bourreau voulait le contraindre à se passer lui-même la corde au cou.

- Pardonnez-moi monsieur, je ne sais pas m’y prendre. C’est la première fois qu’on me pend.

Hugues Keraly – La véritable histoire des Cristeros (2006)