jeudi 12 mars 2015

Manuel Valls perd ses nerfs face à Marion Maréchal-Le Pen


Lors des questions au gouvernement, Marion Maréchal Le Pen, député du Front national s’en est pris à Manuel Valls après ses déclarations sur sa volonté de « stigmatiser le Front National ». Un échange musclé s'en est suivi. 

MMLP : « ce n’est pas du Front national que sont issus les Cahuzac, les Sylvie Andrieux, les Kader Arif !» 

Marion Maréchal Le Pen a piqué Manuel Valls au vif en commençant son intervention cet après-midi à l’Assemblée nationale : « gardez-donc votre mépris crétin et vos leçons de République pour votre propre parti qui en moins de trois ans a oscillé entre phobie administrative et faux diplômes, compte en Suisse et prise illégale d’intérêt » a lancé la jeune élue FN. Avant d’ajouter : « sans doute Cambadélis a trouvé le sien [son diplôme, NDLR] au fond de sa poubelle » et de poursuivre : « ce n’est pas du Front national que sont issus les Cahuzac, les Sylvie Andrieux, les Kader Arif et tant d’autres qui ont volé les Français. Au nom de la République, vous revendiquez la stigmatisation de Marine Le Pen et 30% des électeurs Français (…) Quand vous combattez toutes les autres formes de stigmatisation et toutes les autres formes d’amalgame ». 

Valls : « je mènerai campagne, toujours ! » 

Invité à répondre à Marion Maréchal-Le Pen, Manuel Valls a rapidement perdu ses nerfs. Faisant référence aux élections départementales où le PS risque de subir une violente défaite, le premier ministre a lâché : « Je ne veux pas que le 22 mars ce pays, mon pays, ma France, se réveille avec la gueule de bois…Alors oui ! Face à vous, face à vos candidats, ils sont des dizaines à tenir des propos antisémites, racistes, homophobes, sexistes, à s’en prendre à des ministres de la République (…) Vous voulez que je vous donne la liste ? ». Voyant la désapprobation de Marion Le Pen, le premier ministre surenchérit : « Non, ce ne sont pas Madame, des cas isolés, ce sont des cas graves, ce sont des récidivistes. Alors face à cela, madame, oui je mène campagne et je mènerais campagne, toujours ! » 

Valls : « Jusqu’au bout je mènerai compagne pour vous stigmatiser et pour dire que vous n’êtes ni la République, ni la France » 

Le premier ministre a fait une conclusion violente : « Il faut dire la vérité aux Français, vous les trompez, vous trompez les petites gens, ceux qui souffrent (…) Il est temps que dans ce pays on déchire le voile, la mascarade qui est la vôtre ! » a-t ’il ajouté avant de terminer : « Alors Madame, jusqu’au bout je mènerai compagne pour vous stigmatiser et pour dire que vous n’êtes ni la République, ni la France ».